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22.05.2017

Comment devenir une entreprise Climate Positive ?

Cela passe bien entendu par le développement d’une vraie stratégie de développement durable mais concrètement …

Adopter une stratégie Climate Positive passe par une démarche de ‘résilience au changement climatique’, allusion au ressort psychologique nécessaire pour se reconstruire après un choc. Concrètement, l'ensemble des initiatives prises doit réduire l'empreinte carbone dans la création de produits et de services. Elles peuvent passer par des actions visant le ralentissement, l’atténuation ou l’adaptation aux changements.

Quelles actions entreprendre ?

  • Un cadre stratégique intégré pour gérer les impacts des changements du climat au sein de l’organisation.
  • La mesure et l’analyse de l’empreinte carbone à tous les échelons (exploitation, produits, services).
  • Une communication positive pour participer au débat public sur les risques et les interventions.
  • Un compte rendu public sous forme de rapport, à l'image de H&M.

Un exemple concret

Début avril, H&M a publié son 15e sustainability report pour l'année 2016, l'occasion de dévoiler les objectifs fixés pour l'avenir, comme son engagement à utiliser des matériaux 100 % recyclés ou durables d'ici 2030 et la volonté de devenir une entreprise Climate Positive dans l'ensemble de sa chaîne d'approvisionnement à l'horizon 2040.

L'expression ‘ensemble de sa chaîne d'approvisionnement’ est essentielle. Nombre d'entreprises font aujourd'hui des promesses fortes – 100 % de renouvelable ou 100 % neutre en carbone à telle ou telle échéance – mais sans toujours impliquer l'ensemble de la chaîne. Pourtant, si les changements concernent toute la Supply Chain, ils auront un impact global sur l’organisation et renforceront la sincérité de son message.

Dans le cas de H&M, la transformation recherchée est une industrie de la mode entièrement circulaire.

« Notre objectif à long terme est de devenir une économie 100 % circulaire. En dialoguant de manière étroite avec les experts et les parties prenantes. Ceci nous permettra de nous rapprocher de notre objectif : initier le changement vers une mode entièrement circulaire et durable. »
Anna Gedda, Responsable du Développement Durable H&M.

Dont acte pour la Fondation écologique du géant suédois. Elle a lancé dès 2015 un concours annuel, le Global Change Award. L'occasion de rechercher des idées novatrices en faveur d'une mode éco-responsable.

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29.10.2020

Le premier Hedge vert en Belgique est un fait

BNP Paribas Fortis est la première banque en Belgique à lancer un Hedge vert. Grâce à son Hedge vert, elle permet aux clients d'intégrer en profondeur leurs objectifs durables dans leur gestion d'entreprise.

La durabilité est aujourd'hui ancrée dans la mission de pratiquement toutes les entreprises. Les entreprises prennent de nombreuses initiatives écologiques et financent des investissements durables au moyen de prêts verts. BNP Paribas Fortis va encore plus loin en offrant à ses clients la possibilité de donner un côté durable à la couverture du risque de financement par le biais d'un Hedge vert.

Primeur belge

Filip MoensLa première couverture de taux verte en Belgique est un fait. « Nous sommes heureux et fiers d'avoir pu réaliser cette première avec Katoen Natie en tant que véritables partenaires », explique Filip Moens, responsable Corporate Solutions de la salle des marchés chez BNP Paribas Fortis. « Katoen Natie avait déjà contracté un prêt vert chez nous et souhaitait couvrir le risque de taux d'intérêt en passant d'un taux variable à un taux fixe via ce que l'on appelle un swap de taux d'intérêt. Au lieu d'opter pour une couverture de taux ordinaire, nous y avons lié des conditions vertes supplémentaires. Katoen Natie renforce ainsi son engagement durable. »

Chez Katoen Natie, il s'agissait d'un swap de taux d'intérêt, mais un Hedge vert peut tout aussi bien être appliquée à un risque de change ou d'inflation. De plus, il n'est pas obligatoire d'avoir déjà un prêt vert.

Filet de sécurité durable

Le Hedge vert stimule la durabilité, mais va encore plus loin et prévoit un filet de sécurité vert. Si les conditions prédéfinies ne sont pas remplies, le clientpaieune prime de durabilité. BNP Paribas Fortis ne perçoit pas cette prime elle-même, mais l'investit dans un projet écologique préalablement défini. « Chez Katoen Natie, nous avons par exemple opté pour un projet de plantation d'arbres. L'effet de ce produit est donc double. D'une part, c'est un stimulant pour le client de respecter réellement son engagement écologique. Mais si cela ne fonctionne pas pour l'une ou l'autre raison, la prime supplémentaire payée est affectée à un projet vert. Une situation gagnant-gagnant pour l'environnement », explique Filip Moens.

À la mesure de votre entreprise

« La force de ce produit réside dans son application au sens large », souligne Filip Moens.

« Les entreprises sans prêt vert, qui veulent intégrer davantage de durabilité dans leur culture d'entreprise, peuvent vraiment concrétiser cette ambition grâce au Hedge vert. Les conditions vertes qui y sont liées sont en effet déterminées de commun accord. Tant qu'elles sont suffisamment ambitieuses, réalisables et mesurables, beaucoup de choses sont possibles. Pensez par exemple au fait de passer à 80 % d'énergie renouvelable, de rendre le parc automobile 100 % électrique en cinq ans, ou encore de collecter les détritus lors d'un teambuilding annuel. Les entreprises peuvent définir des conditions qui correspondent parfaitement à leur culture d'entreprise. Il en va de même pour le projet de back-up que nous finançons si les conditions ne sont pas remplies. Là encore, les entreprises peuvent opter pour un projet local qui leur tient à cœur. »

Pas de promesses vaines

Un Hedge vert renforce les projets verts existants et souligne très concrètement un engagement vert actif. C'est donc bien plus qu'une simple question d'image. « Ce produit intègre la durabilité en profondeur dans la gestion de l'entreprise et requiert un engagement sérieux et concret de la part du client », explique Filip Moens. « Il doit vraiment être motivé à agir en faveur de l'environnement. Il convient d'examiner quelques aspects administratifs, comme un rapport d'évaluation annuel et des contrôles externes. Mais avec ce choix vert, le client fait bien la différence. »

BNP Paribas Fortis veut contribuer positivement aux projets et à la croissance des entreprises en tant que véritable partenaire. Le Hedge vert correspond à l'état d'esprit durable actuel des entreprises et s'inscrit parfaitement dans la stratégie de la banque : construire avec les clients un avenir positif, durable et pur.

Prêt à entamer ou à poursuivre votre transition durable ? Envie de savoir si le Hedge vert est fait pour vous ? Votre chargé de relation se fera un plaisir de discuter avec vous des possibilités. Bien entendu, vous pouvez toujours vous adresser à votre personne de contact de Global Markets.
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10.09.2020

Des projets d'exportation ? Écoutez d'abord nos experts

Pour bien préparer votre aventure à l'étranger, posez-vous les bonnes questions et soyez également à l'écoute d'experts expérimentés : partenaires, clients, collègues exportateurs et experts.

BNP Paribas Fortis est à l'écoute des chefs d'entreprise internationaux et leur apporte des conseils judicieux. « Bon nombre d'entreprises exportatrices sollicitent nos services trop tard », explique Frank Haak, Head of Sales Global Trade Solutions.

 

Les chefs d'entreprise qui n'ont pas beaucoup d'expérience en matière d'exportation tombent souvent des nues en découvrant les coûts y afférents. De quels facteurs doivent-ils tous tenir compte en budgétisant leurs projets d'exportation ?

Frank Haak : « La budgétisation et la fixation des prix dépendent de nombreux facteurs importants : les fonds de roulement, les risques de change et les intérêts de change, le préfinancement, les marges bénéficiaires, les assurances, les droits d'importation et autres taxes locales, la tarification des concurrents, etc. Nous conseillons toujours aux clients ou aux prospects de partir du scénario le plus défavorable. Bon nombre d'entreprises se lancent dans leur première aventure à l'étranger avec une préparation insuffisante. Elles repèrent une opportunité et elles la saisissent – souvent, avec un sentiment de déception et un revers financier à la clé.

Nos experts possèdent une longue expérience des exportations et le Groupe BNP Paribas dispose d'équipes dans le monde entier. Nous pouvons ainsi donner des conseils généraux et spécifiques à chaque pays. Prenons l'exemple d'un constructeur de machines qui souhaite fabriquer et produire des machines sur mesure. Nous lui conseillerons de tenir compte de la valeur de réutilisation de ces machines lors de la budgétisation : si, tout à coup, le client étranger ne souhaite plus les acheter ou si les exportations vers le pays en question deviennent impossibles en raison d'un embargo commercial ou d'une situation d'urgence, pourra-t-il encore écouler son stock ? »

 

Quels types d'entreprises peuvent s'adresser à BNP Paribas Fortis pour obtenir des conseils ?

Frank Haak : « Tout le monde est le bienvenu ! Souvent, les chefs d'entreprise n'osent pas demander de conseils, parfois par crainte que cela ne leur coûte de l'argent. Alors qu'à terme, cela peut justement leur en faire économiser beaucoup. La souscription d'une "letter of credit" ou crédit documentaire est, par exemple, recommandée à toute personne qui exporte pour la première fois à l'étranger. En combinant ce produit à une confirmation de BNP Paribas Fortis, l'exportateur a la certitude de recevoir son argent contre remise de documents conformes, tandis que l'acheteur peut compter sur une livraison correcte de ses biens ou services. »

 

Il n'y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. Que peut faire un exportateur sans crédit documentaire en cas de défaut de paiement ?

Frank Haak : « Si vos factures ne sont pas payées, il est encore possible de contacter la banque de la contrepartie dans l'espoir que celle-ci interviendra. Mais je serais plutôt fataliste : la probabilité d'une résolution sans perte financière est malheureusement minime. Une fois que vous avez laissé vos marchandises à la douane, vous perdez généralement tout contrôle. D'où l'importance d'une bonne préparation : écoutez et suivez les conseils de votre banque et d'organisations telles que Flanders Investment & Trade (FIT). Vous vous protégerez ainsi contre de nombreux risques d'exportation. » 

 

BNP Paribas Fortis

  • est, en Belgique (cf. statistiques de la BNB), la banque numéro 1 pour l'importation (± 40 % de part de marché) et l'exportation (± 25 % de part de marché) : elle offre des conseils et des solutions de financement et peut aider ses clients à découvrir de nouveaux marchés d'exportation grâce au service « Trade Development » ;
  • se réjouit de constater que la Belgique fait partie du top 15 des principales régions exportatrices du monde et donne volontiers un coup de pouce aux exportateurs, notamment en sponsorisant le prix flamand « Leeuw van de Export ».

 

Source : Magazine Wereldwijs

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13.05.2020

« Miroir, miroir, dis-moi ce que dit l’évaluation ESG de mon entreprise ? »

Toutes les entreprises rêvent d’afficher d’excellents résultats financiers. Mais combien s’intéressent à leur bilan environnemental, social et de bonne gouvernance ? Cela devient pourtant incontournable !

ESG ? Trois lettres — pour Environnemental ; Social ; (bonne) Gouvernance — devenues essentielles pour l’avenir des entreprises. Ces dimensions fondamentales représentent désormais un socle permettant de mesurer l’impact d’une entreprise sur l’homme et la planète. En interne et vis-à-vis des parties prenantes. Autrement dit ? Elles constituent des critères d’analyse pour évaluer quantitativement une organisation sur ces efforts ESG. Un bilan devenu aussi important que les résultats financiers dans le « bulletin » des acteurs économiques. L’intégration des facteurs ESG dans le cœur de l’entreprise devient donc un impératif…

Pourquoi une approche ESG ?

Bien plus qu’une « obligation », cet examen s’accompagne de nombreux avantages pour l’entreprise elle-même. Une introspection qui permet d’obtenir une meilleure vision de ses opérations, des risques potentiels et des opportunités à saisir dans un monde en mutation. Sans une évaluation approfondie des facteurs ESG : comment prendre conscience de son empreinte carbone ou de sa production de déchets ? Comment réaliser que l’un de ses fournisseurs ne partage pas les mêmes valeurs (droits de l’homme, etc.) ? Comment anticiper l’impact d’une réglementation sur votre activité ? Il y a quelques années les entreprises utilisaient parfois les critères ESG comme un simple argument de vente, mais les actes doivent maintenant suivre la communication. Des « preuves » sont nécessaires : d’où l’importance de se voir décerner une « note » de durabilité.

Une véritable stratégie

Mais l’intégration de critères ESG implique parfois un véritable changement de culture. Le processus n’est pas simple et exige un enracinement profond au sein de l’organisation. C’est un double défi : celui de la mise en œuvre et celui de l’évaluation. Pour le premier volet, les ODD — objectifs de développement durable — de l’ONU représentent un cadre important pour élaborer une stratégie ESG adaptée. L’idée est d’identifier ceux qui correspondent le mieux à la réalité de l’entreprise. Mais cela pose également une autre question clé : où se situe la responsabilité stratégique des facteurs ESG au sein de l’organisation ? Le « sommet de la structure » doit impérativement s’impliquer dans cette démarche… 

Outils, données et compétences

L’autre grand enjeu est donc celui de l’évaluation. Cela exige à la fois de l’information, des instruments (collecte, analyse, reporting) et des talents pour mesurer l’impact des activités. Et donc des investissements technologiques et le recrutement de profils (encore trop rares) maîtrisant les concepts de durabilité. Si les critères « E » et « G » sont de plus en plus « quantifiables » (empreinte carbone, diversité au sein du management) — et donc également communicables —, le facteur « social » est encore souvent le parent pauvre de l’analyse ESG. Mais les innovations technologiques (machine learning, intelligence artificielle, etc.) tendent à se développer pour combler cette lacune et mesurer au plus près ce facteur « S »…

Les yeux braqués sur vous

L’intégration des critères ESG ne peut plus se limiter à un simple vernis. Il est désormais perçu comme un signe d’excellence opérationnelle ou de performance financière, comme le met en évidence une enquête du Boston Consulting Group. Si l’appréciation de la durabilité intéresse forcément l’entreprise dans son auto-évaluation, elle est également scrutée à la loupe par un nombre croissant de parties prenantes… En tête ? Les clients. Ils sont souvent les premiers à sanctionner les « mauvais élèves » de la durabilité. Mais nombre de fournisseurs se penchent sur les facteurs ESG et tendent à sélectionner les partenaires qui partagent les mêmes valeurs et efforts. C’est donc un mouvement global… dans lequel tous les acteurs économiques doivent s’inscrire.

Des investisseurs attentifs

Les investisseurs accordent aussi une importance accrue aux informations ESG, notamment dans leur prise de décision d’investissement. Et pour cause : les financeurs privés établissent un lien de plus en plus univoque entre la performance ESG et la rentabilité financière à long terme. Du côté des investisseurs institutionnels, ils définissent les facteurs ESG comme un moyen d’apporter une contribution positive aux objectifs de développement durable. Ce n’est donc pas un hasard si les « classements durables » fleurissent (Dow Jones Sustainability Index, Global Reporting Initiative, FTSE4Good, KnowTheChain, Ranking Digital Rights, Sustainalytics, etc.)… Mieux vaut y figurer en bonne place !

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07.05.2020

Quelle responsabilité « écologique » pour les administrateurs ?

L’urgence climatique exerce une pression croissante sur les entreprises pour qu’elles s’engagent sur la voie de la durabilité. Un contexte qui fait aussi évoluer les devoirs et responsabilités des dirigeants…

La transition écologique s’érige comme un impératif… Mais nombre de sociétés peinent encore à se lancer. Parmi les principaux freins à cet engagement durable ? La prise de conscience des dirigeants : que ce soit par méconnaissance des enjeux ; une stratégie excessivement court-termiste ; ou une vision exclusivement financière des activités. Cela se traduit par un risque important de rester sur le carreau d’un monde en pleine mutation. Mais ce n’est pas tout : les acteurs économiques « n’échapperont » pas à leurs responsabilités sociétales (RSE) définies autour du concept des « 3 P » pour « People-Planet-Profit ». La RSE représente un cadre inédit pour les organisations, construit autour des principes de développement durable. Les entreprises ne sont plus seulement évaluées sur le plan économique (« profit »), mais aussi à la loupe de leurs efforts sociétaux (« people ») et environnementaux (« planet »).

Administrateurs dans le collimateur

Les membres du conseil d’administration ont un rôle décisionnel clé. Chaque administrateur porte aussi une série de devoirs individuels. Tant vis-à-vis de son organisation que des parties prenantes. C’est d’ailleurs ce qui permet de définir les contours de sa fonction et la portée de sa responsabilité en cas de non-respect de ses devoirs… Lesquels ? La loyauté, la diligence, la compétence ou encore la discrétion. Un socle d’obligations gravé dans le marbre législatif. Mais les exigences à l’égard des administrateurs ne cessent d’augmenter sous l’impulsion d’un monde de plus en plus global, digital et confronté à des enjeux majeurs. Ce contexte rend la tâche des dirigeants plus complexe que jamais, mais il accroît également le risque de voir leur responsabilité engagée.

Agir ou… agir !

Ce changement global place donc les administrateurs dans une position inédite : de nouveaux défis qui appellent de nouvelles obligations et compétences. Cette exigence se traduit par exemple dans la réglementation : prenons le cas du « devoir de mixité » érigé par l’article 518bis du Code des sociétés qui stipule qu’un tiers des membres du conseil d’administration des sociétés cotées doit être de sexe différent (depuis janvier 2017). Ou encore le « devoir d’éthique » : celui-ci préconise de prendre en considération la responsabilité sociale des entreprises (RSE) dans le processus décisionnel. Les règles changent et les entreprises devront s’adapter. Anticiper ce nouveau cadre normatif est le meilleur moyen d’en faire une force plutôt qu’une contrainte. Mais les administrateurs ont aussi le « devoir » de tout mettre en œuvre pour contribuer à la création de valeur à long terme de l’entreprise. Or, la transition durable (à travers la RSE) est la voie la plus sûre pour assurer la pérennité commerciale… sans raccourci.

Entre risques et avantages

Se transformer comporte une part de risque et d’incertitude. Le changement est une démarche complexe. Mais l’immobilisme face aux enjeux actuels fait peser des risques extrafinanciers encore plus critiques : sur le plan social, juridique, environnemental, de l’image, etc. La RSE représente un excellent outil pour dépasser ces écueils. C’est aussi un levier d’amélioration de la productivité, d’utilisation rationnelle des ressources, de fidélisation du personnel et de la clientèle, d’optimisation du recrutement ou encore de réduction des dépenses. L’engagement durable engendre aussi des économies financières, la baisse de la consommation énergétique et des déchets ou la valorisation des matières et produits en fin de vie. Mais la RSE ne génère pas uniquement des bénéfices « marginaux » (quick wins) : c’est un incroyable moteur d’innovation.

La carotte et le bâton

Plusieurs études ont établi un lien entre la personnalité des dirigeant(e)s et la mise en œuvre d’une politique de responsabilité sociétale. Et pour cause, le passage à l’action repose souvent sur une conviction personnelle ou une connaissance approfondie des enjeux. Lorsque le top management s’engage et reflète cet engagement dans ses décisions et actions concrètes, alors il finit invariablement par créer de l’adhésion et emmener l’ensemble de l’organisation dans cette nouvelle voie. Mais la mise en pratique d’une démarche RSE n’est pas aisée. C’est pourquoi il faudra souvent faire appel à de l’accompagnement et à des instruments pour réussir le projet. Mais les entreprises qui n’attendront pas le « coup de bâton » pour avancer — qu’il soit d’ordre légal ou commercial — auront plus de chances de saisir les opportunités existantes...

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