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15.07.2019

Des ateliers durables pour 200 entrepreneurs

La première vague des Sustainable Business Ateliers vient de s'achever. Plus de 200 entrepreneurs ont participé à 9 ateliers à travers le pays. Qu’en ont-ils pensé ? Découvrez leurs impressions.

La transition durable s'invite à l'agenda d'un nombre sans cesse croissant d'entrepreneurs. Si de nombreux chefs d'entreprises y perçoivent des opportunités économiques, cette transition pose des questions auxquelles il est difficile de répondre seul. C'est suite à ce constat, et avec l'ambition d'accompagner les entrepreneurs, que BNP Paribas Fortis a imaginé les Sustainable Business Ateliers. Les participants y sont invités à échanger leurs expériences pratiques et réflexions, ainsi qu'à élargir leur réseau.

Comment se déroule un Sustainable Business Atelier ?

Au total, neuf sessions ont été organisées aux quatre coins du pays. L'atelier typique débute par une présentation de notre Head of CSR, Wilfried Remans, sur la façon dont notre banque a intégré le durable dans son activité et dans sa façon de travailler. Une première partie suivie de présentations d'entreprises et d'organisations participantes.

A Charleroi par exemple, il s’agissait de Philippe Dubois, un CEO convaincu que l’avenir appartient à l’économie collaborative. Sa société DHK s’est lancée, avec l’appui de l’ensemble de son personnel, dans une démarche d’économie circulaire incluant le recyclage, le broyage et la revalorisation de ses déchets. Un témoignage inspirant, comme celui de François Vandenhende. Son Orange Hotel, situé à La Louvière, a été entièrement pensé 'durable': éclairages LED, citernes d’eau de pluie, tri des déchets et même un hôtel pour insectes.

Enrichis de ces expériences, les participants sont ensuite divisés en plusieurs tables de discussion, rassemblant des clients de la banque, des représentants du monde académique, des décideurs et influenceurs locaux.

Ce qu'ils en ont pensé

Les participants se montrent curieux: "On constate que les entreprises sont à des phases très diverses de leur transition", estime un participant. "La principale force derrière cette transformation est parfois la motivation personnelle du chef d'entreprise. Mais c'est surtout la pression du marché qui impose le changement, car le durable peut de plus en plus être utilisé comme argument de vente et de différenciation."

Quel rôle pour la banque ?

Les avis divergent. Pour certains, BNP Paribas Fortis peut favoriser l'accès au crédit pour les projets économes en énergie ou pour financer une mobilité écologique. Pour d’autres, la banque peut faciliter la communication entre entreprises et leur intégration dans les écosystèmes locaux. Elle pourrait également conseiller les entreprises sur les subsides existants, car il y a de très nombreuses règles en Belgique, et autant d'exceptions à ces règles.

D’autres encore insistent sur le rôle des politiques: "Une réglementation adaptée et des aides publiques sont indispensables pour surmonter les principales incertitudes liées aux nouvelles techniques. Et pourquoi pas un tax shelter pour l'entrepreneuriat durable ? BNP Paribas Fortis est un faiseur d'opinion important en Belgique et pourrait contribuer à la mise en place de ce type de solutions."

Après chaque atelier, des participants ont demandé à rencontrer notre Sustainable Business Competence Centre, pour entamer une discussion stratégique autour de la responsabilité sociétale des entreprises et du financement de projets durables ou pour mener une réflexion globale sur la transition environnementale et le positionnement de leur propre entreprise.

Plusieurs clients ont par ailleurs exprimé leur souhait de poursuivre ces ateliers afin de partager les savoir-faire et les réseaux, d'approfondir des thèmes plus spécifiques et de réfléchir à des synergies.

 Quelques photos des meilleurs moments de ces ateliers !

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13.05.2019

Notre banque soutient le premier incubateur dédié à la chimie durable

Les start-ups et les entreprises en pleine croissance du secteur chimique qui s’engagent dans l’innovation durable pourront bientôt compter sur le soutien de l’incubateur BlueChem et sur notre expertise.

L'industrie chimique, secteur important et stratégique pour l'économie belge, a déjà déployé des efforts considérables dans le domaine de la durabilité ces dernières années. Cependant, tout comme la société dans son ensemble, elle est confrontée à des challenges importants au niveau de la transition vers une économie circulaire et le développement de solutions au défi climatique. L'innovation durable revêt dès lors une importance capitale. C'est précisément l'objectif ambitieux de BlueChem, le tout premier incubateur dédié à la chimie durable.

Innovation durable

La chimie durable met l'accent sur des innovations qui combinent utilités écologique et économique. Pensez par exemple à des techniques de recyclage améliorées pour extraire les métaux durables des déchets, aux plastiques biodégradables, au remplacement de substances dans des matériaux existants, ou encore à l’écologisation d’un processus de production chimique. Ce dernier a fait l’objet du Prix Nobel de chimie 2018 : des chercheurs ont mis au point des enzymes d’origine biologique pour remplacer des substances toxiques actuellement utilisées par l’industrie chimique et qui doivent être détruites ultérieurement. BlueChem se concentre sur ce type de développements en collaboration avec les pouvoirs publics, l’industrie et la recherche.

Du temps, du courage et de l’argent

Dans le secteur chimique, il n’est pas évident de porter des innovations prometteuses à maturité commerciale. Il faut beaucoup de temps, de courage et d’argent pour passer d’un développement en laboratoire à une échelle de production industrielle. BlueChem veut aider les entreprises qui démarrent, ou en croissance, grâce à une infrastructure et des services adaptés, un soutien financier et un accès direct à un vaste réseau d'experts du secteur. Vu le succès d’incubateurs semblables dans l’industrie digitale et pharmaceutique, ce n’était qu’une question de temps avant que le premier incubateur de chimie durable ne voie le jour.

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Didier Beauvois, Head of Corporate Banking, BNP Paribas Fortis et Frank Beckx, Président du Conseil d’Administration, BlueChem

Suivi rapproché

Le projet coûtera près de 11 millions d’euros et peut compter, outre sur BNP Paribas Fortis en tant que seule banque participante, sur le soutien des pouvoirs publics européens et flamands respectivement à concurrence de 3,4 millions d’euros et 868 397 euros. La ville d’Anvers investit également 4 millions d’euros. La contribution de BNP Paribas Fortis consiste principalement en l’apport de son expertise dans le secteur des sciences de la vie, le soutien à des start-ups et des scale-ups innovantes et la mise à disposition de son vaste réseau.

Petits et grands acteurs de l'industrie chimique collaborent ainsi à des initiatives d’innovation durable tandis que notre banque suit de près les évolutions du secteur. Elle sera représentée au sein du comité consultatif de BlueChem. De cette manière, BNP Paribas Fortis jouera son rôle dans le soutien financier de start-ups innovantes à travers son Innovation Hub et dans le développement d’activités durables via son Sustainable Business Competence Centre.

Un partenariat prometteur

Essenscia, organisation sectorielle du secteur chimique, est à l’initiative de la création de cet incubateur dédié à la chimie durable. Depuis, BlueChem peut aussi compter sur des partenaires importants comme le cabinet de conseil Deloitte, le bureau d’avocats Laga et le Port d’Anvers. Le 13 mai, BNP Paribas Fortis a signé un accord de partenariat avec BlueChem. Elle est la seule banque à soutenir l’incubateur qui débutera ses activités en 2020 dans Blue Gate Antwerp, le parc d’activités climatiquement neutre du port d’Anvers, l’un des plus grands clusters chimiques au monde.

Didier Beauvois, Head of BNP Paribas Fortis Corporate Banking : «Nous sommes très fiers d’être le partenaire de BlueChem, qui, comme notre banque, attache une grande importance au développement durable et à l’innovation ouverte. Nous mettons volontiers notre réseau et notre expertise à la disposition de cette industrie primordiale pour notre pays. Car si le secteur chimique réduit son empreinte écologique, cela aura immédiatement un impact considérable sur notre planète. »

Découvrez ce que le Sustainable Business Competence Centre peut faire pour votre entreprise :
https://entreprises.bnpparibasfortis.be/fr/sustainablebusiness?tags=sustainable-business

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16.06.2019

Jacques Crahay: « Nous sommes à la croisée des chemins! »

À peine élue capitale verte d’Europe, Oslo accueillait des entreprises belges pour une visite d’étude sur la décarbonisation. Jacques Crahay, CEO de Cosucra, acteur de l’industrie alimentaire, était du voyage…

Du 5 au 7 février dernier, BNP Paribas Fortis Corporate Banking invitait 80 de ses clients à Oslo afin de découvrir diverses initiatives en faveur de la décarbonisation. Une occasion unique pour ces entreprises de réfléchir autour de cette thématique, mais aussi de s’inspirer et éventuellement d’accélérer leur propre transition énergétique. Parmi les participants, Jacques Crahay, CEO de Cosucra, poids lourd de la production d’ingrédients « santé » issus de racines de chicorée et de graines de pois secs, mais aussi Président de l’Union wallonne des Entreprises. La société de Warcoing, ancienne sucrerie familiale (fondée en 1852), est un exemple d’organisation capable de se réinventer sans cesse : de la betterave à la chicorée, avant un important virage, pris dans les années 2000 par l’actuel patron, afin de miser sur les petits pois. Une success-story qui place l’entreprise wallonne comme le leader mondial des protéines végétales.

Un challenge de taille…

Élue capitale verte de l’Europe, Oslo s’érige comme un lieu incontournable d’échange et de partage autour des questions environnementales et en particulier de la décarbonisation. « La Norvège, qui est (un peu) bénie des Dieux car 100% de son électricité est d'origine hydroélectrique, a certainement de l’avance par rapport à la Belgique, notamment au niveau de la conscience de ces enjeux et des moyens mobilisés », souligne Jacques Crahay. « Mais les résultats observés sont-ils réellement probants ? Je n’en suis pas si sûr et je n’en ai pas eu une démonstration. Ce qui confirme l’une de mes réflexions majeures : le défi de décarbonisation est immense ! » Un constat qui semble partagé par l’un des « clous » de la visite scandinave… « Nous avons eu le privilège de rencontrer Jørgen Randers (ndlr un universitaire norvégien, véritable sommité en matière de climat, et coauteur entre autres du célèbre rapport Meadows présenté par le Club de Rome en 1972). Bien qu’un brin trop courte (malheureusement !), son intervention allait dans le même sens. Malgré ses nombreux efforts, la Norvège peine malgré tout à réduire son impact écologique… »

L’électrique au cœur des échanges

Mais le combat n’est pas pour autant vain. Bien au contraire ! Plusieurs visites et conférences organisées au cours du voyage ont ainsi suscité l’intérêt du CEO de Cosucra… « C’était assez riche, notamment sur la question du parc automobile et des transports en commun électriques. Mon avis ? Cela m’a ouvert encore plus les yeux sur certaines impossibilités : remplacer l’ensemble des véhicules à énergie fossile par de l’électrique n’est pas une solution viable. La réflexion doit être globale et prendre en compte nos modes de déplacement. » Rappelons que la Norvège est souvent présentée comme le royaume de l’électrique (plus de la moitié des voitures vendues en Norvège en 2018) et que ses objectifs sont ambitieux : mettre fin à la commercialisation des véhicules équipés de moteurs thermiques d’ici à 2025.

Chez Cosucra ? Un axe stratégique majeur

L’ambition de ce voyage était également de sensibiliser les CEO belges à leur propre transition énergétique : où en est Cosucra en matière de décarbonisation ?

« Nous ne faisons pas beaucoup plus que les autres entreprises, affirme humblement Jacques Crahay, c’est-à-dire augmenter l’efficience de notre utilisation d’énergie fossile. »

Et pour cause, la société est engagée depuis ses débuts dans les Accords de branche et s’est fixée l’ambitieux objectif d’améliorer drastiquement son efficacité énergétique par rapport à 2004. « Mais on doit aller encore plus loin si l’on veut respecter les Accords de Paris. Le challenge? On ne pourra pas les atteindre sans repenser de façon brutale nos modèles économiques. Ou alors on devrait pouvoir recourir à des alternatives… qui n’existent pas encore. En clair : le problème est posé et nous sommes face à lui. Impossible de le nier. C’est pourquoi cela fait partie intégrante de nos réflexions quotidiennes en termes de stratégie d’entreprise au sein de Cosucra. »

La durabilité ? Aussi une histoire humaine

L’action en faveur du climat ne peut pas se résumer au CO2. Outre l’innovation technique, l’entreprise de Warcoing a donc également misé sur la « libération » de ses employés. « Notre structure doit être dynamique et favoriser l’expression des talents pour faire face à cet avenir complexe. C’est pourquoi nous avons abandonné le modèle d’organisation pyramidale pour un système managérial qui fait converger les choix individuels, les compétences et les besoins de l’entreprise. Pour que chacun se sente motivé par son travail et puisse lui donner du sens… » Un sens qui se niche aussi dans la dimension « durable » des activités de Cosucra. « Dans un secteur tel que l’industrie alimentaire, ces questions sont incontournables : d’où viennent nos produits ? Comment répondre aux exigences croissantes de nos clients ? Nos procédés sont-ils efficients ? Quelle est notre “empreinte eau” ? Notre réflexion a donc sa place à tous les niveaux : au sein de la Direction et dans nos équipes, que ce soit en termes stratégiques, mais aussi opérationnels. Nous sentons que nous vivons une période charnière : nous sommes collectivement à la croisée des chemins ! »

Un retour à Oslo ?

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’expérience nordique n’a pas laissé Jacques Crahay indifférent… « L’initiative était très chouette et le programme bien ficelé. Sans oublier le choix des participants : éclectique et intéressant. » Et si c’était à refaire ? « Oui, sans aucun doute ! C’était très riche. D’ailleurs, pour une prochaine fois, nous pourrions prévoir encore plus de moments d’échanges et de partage pour nourrir les réflexions au sein du groupe. Autre suggestion : pourquoi ne pas organiser des séances de speed dating pour renforcer les liens ? Nous avons tant à mettre en commun et à discuter ensemble. Or, l’avantage de ce type d’initiatives, c’est que nous avons le temps. Alors, autant en profiter pour se rencontrer davantage ! »

Et il n’est pas le seul à avoir exprimer ce besoin de continuer à échanger sur la décarbonisation et sur les autres aspects de la transition environnementale des entreprises. Les Sustainable Business Ateliers organisés à travers tout le pays sont une première réponse à ce besoin. Le concept est simple, après une courte introduction, les participants se retrouvent autour d’une table pour échanger sur leur propres expériences afin de se nourrir mutuellement de bonnes pratiques, de pièges à éviter ou échanger des contacts fructueux. Un seul objectif, diminuer l’impact négatif de leur activité et augmenter leur impact positif pour la société et la planète. Une initiative très appréciée de nos clients...

Découvrez comment notre Sustainable Business Competence Centre peut vous aider à vous engager sur la voie de la durabilité !

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27.06.2019

Et si la solution au réchauffement climatique venait de la nature ?

Les experts invités à notre Académy Café en sont persuadés : il faut agir sur les zones naturelles comme les forêts ou les champs. Et les solutions concrètes doivent venir du secteur privé.

"Si l’on réduisait l’histoire de l’humanité à l’échelle d’une année, la révolution industrielle et, avec elle, la disparition de près de 60% de la biodiversité de la planète, aurait lieu le 31 décembre à 23 heures 59 minutes et 59 secondes."

C’est avec cette phrase-choc que Gaëtan Dartevelle, fondateur de Greenloop, a donné le coup d’envoi du dernier Academy Café, à Bruxelles. (voir sa présentation) Une cinquantaine de clients avaient fait le déplacement pour découvrir des solutions concrètes au réchauffement climatique proposées par une série d’experts.

Des solutions naturelles ?

"Le changement climatique s’emballe et les conséquences s’annoncent dramatiques. La durabilité ne suffit donc plus", avertit Aymeric Olibet, Sustainability Advisor chez Corporate Banking. "Il faut accélérer le déploiement de solutions qui visent à capturer les gaz à effet de serre et à régénérer l’environnement et les écosystèmes." (voir sa présentation)

Capturer et stocker les particules de CO2 présentes dans l’air, dans le sol ou dans les forêts est une solution qui avait déjà été évoquée lors d’une précédente édition de l’Academy Café. Une partie du problème pourrait donc être réglée par la nature elle-même. Mais n’est-il pas trop tard pour agir?

Non, mais il n’y a plus une minute à perdre, d’après Marie-Noëlle Keijzer, fondatrice de WeForest. "Les forêts représentent déjà 30% de la solution aux émissions de gaz à effet de serre. Restaurer 10 millions de km² d’arbres – soit l’équivalent de la superficie des États-Unis – pourrait nous permettre de limiter à 1,5° C l’augmentation des températures du globe", explique-t-elle.(voir sa présentation)

Un vrai challenge auquel WeForest tente de répondre en impliquant les acteurs privés. Plus de 300 entreprises, dont BNP Paribas Fortis, Nike, Brabantia ou encore UCB, se sont engagées dans différents projets gérés par WeForest, qui plante des arbres au Brésil, en Zambie ou encore en Éthiopie et aide les communautés locales à en comprendre l’importance et à en tirer parti dans leur propre circuit économique.

Soutenir les agriculteurs

Lorsque l’on sait que l’agriculture est responsable de 25% des émissions de gaz carbonique, agir sur ce secteur prend également tout son sens. C’est d’ailleurs l’une des propositions de Chuck de Liedekerke, cofondateur de Soil Capital. La raison d’être de son entreprise est en effet d'aider les agriculteurs à transformer leur modèle et à évoluer vers une agriculture régénérative plutôt que dégénérative.

"Le modèle agricole actuel épuise les sols, anéantit la biodiversité et émet d’énormes quantités de gaz à effet de serre. L’alternative fait tout l’inverse, et offre rapidement de meilleurs rendements", explique Chuck de Liedekerke.

En plus de restaurer la fertilité naturelle des sols, rétablir les sources d’eau et capturer le CO2 dans le sol, son programme vise à rendre rentables les fermes qui s’engagent sur cette voie et ce, dès la première année. (voir sa présentation)

Accompagner les agriculteurs, Earthworm Foundation en a également fait sa mission. Avec son programme 'Living soils', cette organisation à but non lucratif entend soutenir les agriculteurs dans leur transition agroécologique au moyen, notamment, de formations quotidiennes sur l’ingénierie agronome permanente et de voyages d’études. Un groupe-pilote de 50 fermiers – représentant 12.000 hectares de terres – a d’ores et déjà été mis en place dans le Nord de la France. Un comité scientifique collabore avec eux afin de valider la méthodologie utilisée. (voir sa présentation)

Et plus encore…

Que chaque pays, autorités ou entreprises fassent des efforts pour réduire leur empreinte carbone, c’est bien, mais cela ne suffit pas. Il faut aller plus loin et équilibrer les émissions résiduelles en soutenant des projets durables ou qui évitent les émissions de CO2. La plateforme ClimateSeed, lancée en collaboration avec le groupe BNP Paribas, met en relation des entreprises ou des autorités locales, désireuses de compenser leurs émissions de CO2, avec des promoteurs de projets durables qui contribuent à la réalisation des ODD (Objectifs de Développement Durable). (voir la présentation)

Du business, pas de charité

En guise de conclusion, les intervenants se sont accordés à dire que les solutions proposées ne pouvaient être mises en œuvre qu’avec la participation du secteur privé. Mais pour faire bouger les choses, les entreprises doivent inscrire ces changements dans leur ADN.

"Les entreprises doivent commencer par s’interroger à propos de leur empreinte écologique et parvenir à intégrer ces actions en faveur de l’environnement dans une véritable stratégie marketing. On n’arrêtera pas le réchauffement climatique simplement avec de la charité, mais bien en adaptant nos business models", affirme Marie-Noëlle Keijzer.

La durabilité est un projet qui se construit, mûrit et se réinvente. Vous souhaitez accélérer votre transition et passer à un business model plus durable ? Découvrez comment notre Sustainable Business Competence Centre peut vous aider dans votre démarche.

Comment transformer les contraintes de la transition énergétique en opportunité stratégique ? « Avec rigueur et pragmatisme », nous explique notre partenaire Climact.

«Nous accompagnons et conseillons les entreprises pour qu’elles deviennent plus matures sur les enjeux liés au réchauffement climatique. Et ça implique d’aborder un certain nombre d’obligations, comme le reporting sur la durabilité exigé par la directive européenne CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) », explique Jerome Meessen, Associate Partner chez Climact. « Nous veillons à ce qu’elles retirent une vraie valeur ajoutée de cet exercice, les plus tangibles étant une réduction de leurs dépenses énergétiques ou une meilleure résilience de leurs fournisseurs et clients vis-à-vis de la transition climatique. Et nous le faisons à la fois avec rigueur et pragmatisme. Rigueur, car nous nous basons sur des chiffres et utilisons des méthodes reconnues, comme le Greenhouse Gas Protocol pour le calcul de l’empreinte carbone, sans tomber dans les pièges du greenwashing. Et pragmatisme, parce que nous nous adaptons toujours à la réalité de l’entreprise. »

Un parcours en 5 étapes

Mais concrètement, comment Climact accompagne-t-il les entreprises et organisations publiques ?

Jerome Meessen : « Nous les aidons tout d’abord à bien comprendre les enjeux du changement climatique auxquelles elles sont ou vont être confrontées. Nous le faisons en dressant une cartographie des opportunités et des risques, par exemple celui d’inondation d’un site de production ou les conséquences d’un prix carbone élevé. Nous établissons dans la foulée le diagnostic de leur incidence actuelle, c’est-à-dire le bilan carbone de leurs activités. Nous passons ensuite à l’étape de la vision future, en fixant avec elles des objectifs de durabilité, en nous référant lorsque c’est pertinent aux standards internationaux des Science Based Targets. Puis nous les aidons à mettre sur pied un plan de transition bien concret et à l’appliquer sur le terrain, par exemple en leur permettant de définir le contenu et les détails d’un contrat d’achat d’énergie verte. Et enfin, nous les accompagnons pour communiquer sur leur engagement, et ce notamment en nous alignant avec les exigences de la CSRD. »

La CSRD, charge administrative ou opportunité stratégique ?

Entrée en vigueur cette année, la CSRD et ses impératifs de reporting sont un passage obligé pour de nombreuses entreprises. « L’ambition de la directive est de donner un maximum de transparence sur l’état de la transition durable des entreprises », précise Jerome Meessen. « Le reporting porte sur des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Ce tableau permet aussi aux acteurs extérieurs, en particulier ceux qui vont financer l’entreprise, d’avoir une vue objective du chemin accompli, de l’ambition climatique et de l’exposition aux risques du changement climatique.

« Cet exercice de reporting est une charge administrative significative pour les entreprises », enchaîne Jérémy Robinet, qui coordonne le partenariat avec BNP Paribas Fortis. « Il faut respecter une méthodologie et des standards précis, remplir des formulaires, fournir des indicateurs… Mais c’est aussi l’occasion d’élaborer une stratégie solide et fondée de transition qui sera bénéfique pour l’entreprise, y compris en termes de réputation. Grâce à notre accompagnement, les entreprises gagnent du temps. Elles ont la certitude que leur reporting respecte les contraintes réglementaires, et elles donnent de la valeur et du sens à leur démarche ESG. »

Climact, partenaire de BNP Paribas Fortis

Climact est l’un des partenaires sélectionnés par BNP Paribas Fortis pour accompagner ses entreprises clientes au-delà des seuls enjeux financiers. « A l’initiative du Relationship Manager de la banque, nous rencontrons les entreprises qui souhaitent avancer sur leur transition énergétique et durable, plus spécifiquement pour leur stratégie de décarbonation et pour dresser leur bilan carbone», explique Jérémy Robinet.

Gilles Roumain, Sustainibility Program Officer chez BNP Paribas Fortis et responsable du partenariat avec Climact : « La collaboration avec Climact nous permet d’apporter des solutions à nos clients pour les accompagner dans la décarbonation de leurs activités, mais aussi d’améliorer notre expertise pour ces questions de la décarbonation. Et en leur proposant cet accompagnement, c’est aussi notre propre empreinte carbone que nous réduisons. »

« Les entreprises que la banque met en contact avec nous viennent de tous les secteurs », poursuit Jérémy Robinet. « Elles présentent une certaine envergure, avec par exemple un chiffre d’affaires d’au moins 25 millions ou une supply chain complexe. Ce partenariat a déjà débouché sur une quinzaine de collaborations, dont celle avec le fabricant de portes de garage RE Panels.

Nous les avons dans un premier temps accompagnés pour établir un bilan carbone conforme aux obligations européennes de la CSRD.  La direction a ensuite vu un intérêt stratégique dans ce travail et nous a demandé d’effectuer d’autres analyses plus spécifiques, par produit et site de production. Cet exercice leur a permis d’identifier des best practices. RE Panels  a apprécié notre approche. Pour chaque objectif d’amélioration de l’empreinte carbone, nous avons chiffré le coût, le gain et le montant de l’investissement. Ils ont aussi salué la rigueur de l’alignement sur les standards internationaux, un élément essentiel pour éviter de tomber dans les travers du greenwashing. »

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