Article

18.05.2018

La ville privée, un accélérateur pour la Smart City ?

Plusieurs géants de la tech planifient la construction de leurs propres villes privées. Futuristes et numériques, elles accueilleront dans leurs murs un nombre important d'innovations. Ces projets pourraient permettre aux Smart Cities de voir le jour plus rapidement.

Que ce soit Bill Gates, qui a annoncé avoir mis en chantier Belmont, une ville numérique estampillée Microsoft en Arizona, ou Eric Schmidt, le patron d'Alphabet, qui a dévoilé récemment SideWalk Labs à Toronto, les principaux patrons du web semblent être pris d'une passion soudaine pour l'urbanisme.

Derrière ces projets, encore balbutiants, se cachent en fait de grands enjeux. La Smart City représente un formidable marché à venir, qui prendra racines partout sur la planète. En construisant leurs propres villes, et en y injectant des budgets considérables, ils peuvent ainsi expérimenter et innover en conditions réelles afin de concevoir, tester, labelliser et montrer au monde entier les technologies qui pourront équiper demain les plus grandes mégapoles. Mais en faisant cela, ils ne font que prendre le train en marche. D'autres villes privées existent déjà en Asie ou en Amérique, construites avec l'objectif d'être des démonstrateurs pour les villes du futur. Ces projets peuvent-ils réellement permettre à la ville intelligente de sortir plus rapidement de terre ? D'un point de vue strictement technologique, c'est certain.

La Smart City pour de vrai ?

En Corée du Sud, près de Séoul, la ville futuriste de Songdo a été bâtie intégralement avec des fonds privés pour un coût global de 35 milliards de dollars. Sur ses 610 hectares, bardés d'immeubles neufs intégralement numérisés, Songdo déploie le nec plus ultra de la technologie digitale et une impressionnante série de dispositifs écoresponsables. C'est une Smart City déjà entièrement opérationnelle, dans laquelle vivent 120 000 personnes, et qui possède plusieurs longueurs d'avance sur ses concurrentes. Les initiatives mises en œuvre par la municipalité permettent d'optimiser, grâce au numérique, le fonctionnement global de l'agglomération et la vie de ses habitants.  Ainsi, la gestion du trafic automobile se fait grâce à un système avant-gardiste. La plaque d'immatriculation de chaque véhicule est scannée dès que celui-ci sort de son parking, puis les données sont envoyées à une plateforme de gestion qui calcule le nombre de conducteurs sur la route, ou qui sont sur le point de l'être, afin d'optimiser le trafic en temps réel. Dans la même logique, un arsenal de capteurs équipe le mobilier urbain pour transmettre à la plateforme de gestion, avec le concours de 500 caméras, des données sur le nombre de bus en service et sur leur localisation précise.

Le résultat est à la hauteur du dispositif déployé : plus d'embouteillages et des transports en commun qui ne sont jamais en retard et constamment sécurisés. En effet, derrière les capteurs et les caméras, les policiers ont eux aussi accès aux données recueillies et peuvent intervenir dès qu'un incident se produit. Sur le plan de l'éco-responsabilité, Songdo a également de quoi faire pâlir ses rivales : À Sondgo, 99 % des stationnements de la ville sont souterrains, les déchets domestiques sont directement captés des logements pour être envoyés via des canalisations, vers l'usine de recyclage. Le système de collecte et de filtration de l'eau de pluie est situé sous le terrain de golf et tous les immeubles sont dotés de panneaux solaires. En outre, la municipalité surveille de près la consommation énergétique de chaque bâtiment afin de limiter les dépenses et la pollution et redistribuer les surplus.

Si la ville coréenne peut s'enorgueillir d'être aujourd'hui en tête des Smart Cities en ayant démontré de façon éclatante sa capacité à apporter une réponse connectée aux problèmes urbains, son fonctionnement soulève malgré tout quelques questions. En tant que ville privée, aux mains d'un consortium d'investisseurs, elle peine à mettre en place les principes démocratiques liées à la digitalisation (notamment en matière de transparence quant aux données) et à favoriser le dialogue citoyen. Néanmoins, même si elle apparaît pour certains observateurs comme une ville sous surveillance, elle est technologiquement exemplaire et a pour but d'exporter son modèle dans toute l'Asie prochainement. Avec un petit bémol. Elle semble en effet démontrer qu'il est plus simple de construire une Smart City de toutes pièces plutôt que de transformer une ville déjà existante.

Tout bâtir en partant de zéro

Aux États-Unis, dans le sud de la Floride, Syd Kitson, un ancien champion de football américain devenu multi-millionnaire, a fait sortir de terre Babcock Ranch, une ville futuriste intégralement connectée et entièrement verte. Le réseau électrique fonctionne à 100% grâce à l'énergie solaire, alimenté par une usine située dans sa périphérie, et les rues sont bordées sur toute leur longueur de panneaux photovoltaïques. Chaque panneau alimente une maison. En tant que propriétaire de cette Smart City miniature de 370 kilomètres carrés, Syd Kitson a édicté un certain nombre de mesures pour renforcer l'éco-responsabilité de son projet. Les voitures à essence ne sont pas autorisées dans l'enceinte de Babcock Ranch, celles roulant à l'électrique sont tolérées mais avec des quotas.

L'idée est à la fois d'interdire les émissions de dioxyde de carbone et de garder un nombre stable de véhicules. L'économie circulaire est prioritaire via la production locale de fruits et légumes cultivés dans les champs avoisinants et qui viennent alimenter restaurants et magasins. Si le procédé peut paraître quelque peu « autoritaire », il s'explique par le fait que Syd Kitson est le seul propriétaire de sa ville. Mais les résultats sont là : la pollution est inexistante. En concevant et en bâtissant Babcock Ranch de A à Z et en mettant en place des règles strictes de fonctionnement, Syd Kitson obtient des résultats largement supérieurs à la moyenne et démontre que cette méthode fonctionne.

Dans un esprit similaire mais à une toute autre échelle,  le groupe d'investissement immobilier de Bill Gates, Belmont Partners, s'apprête à mettre en chantier Belmont, une ville qui aura la technologie au cœur de son ADN. Belmont Partners vient de faire l'acquisition d'un vaste terrain en Arizona, à une centaine de kilomètres de Phoenix. Aussi grande que Paris, Belmont, véritable laboratoire d'expérimentations dédié à la Smart City, a pour but de tester les dernières technologies en matière de voitures autonomes, et de mettre en place toute une série d'innovations liées à l'intégration des espaces verts en ville, à l'énergie renouvelable et à l'alimentation circulaire.

Bill Gates souhaite aussi tracer une feuille de route de l'innovation digitale et écologique pour les villes intelligentes de demain. D'après lui, il est plus simple de tester et d'intégrer des technologies qui fonctionneront dans les Smart Cities en bâtissant une ville plutôt qu'en transformant une ville existante, qui a souvent derrière elle une longue histoire architecturale. C'est la théorie de la feuille blanche.

Même son de cloche du côté de Google. Sidewalk Labs, la filiale Smart City d'Alphabet, a annoncé un partenariat inédit avec la ville de Toronto pour construire une mini-ville intelligente entièrement axée sur la technologie. Au travers de ce projet, Google affiche clairement ses ambitions en matière de ville intelligente et souhaite constituer son propre centre d'expérimentations pour mettre au point des technologies qui seront opérationnelles et commercialisables.

Une articulation de plus en plus forte entre public et privé

Clairement , la Smart City n'est pas un projet strictement municipal. Pour prendre forme, elle doit nécessairement s'appuyer sur le secteur privé, fournisseur des technologies qui l'équiperont. Cette collusion public / privé est donc essentielle.

C'est ce que les géants du web ont bien compris. La Smart City, en tant que norme urbaine du XXIème siècle, est un enjeu économique capital. Gageons que ces villes bâties de toutes pièces, en accélérant l'innovation digitale, favoriseront l'émergence d'une Smart City réellement citoyenne. Car la technologie ne saurait être le seul marqueur de la ville de demain.

(Source : BNP Paribas – L’Atelier)
Article

26.10.2022

Sustainable Future Forum : Belgique, hub de l’hydrogène vert et rôle de l’UE

La Belgique a de solides atouts pour être le hub industriel et logistique de l’hydrogène vert en Europe. Les entrepreneurs, les banquiers et l’UE discutent des défis et des opportunités.

Lors du BNP Paribas Sustainable Future Forum mondial du 18 octobre 2022, cinq experts se sont réunis dans l’auditorium du nouveau siège de BNP Paribas Fortis à Bruxelles pour discuter de la contribution de l’Union européenne au déploiement global de l’hydrogène vert. Le rôle stratégique de la Belgique en tant que « porte d'entrée de l'hydrogène » industriel pour l’Europe occidentale a également été abordé dans le débat.

L’hydrogène, un maillon dans la décarbonisation de l’économie

L’hydrogène vert est produit par électrolyse de l’eau en utilisant de l’énergie renouvelable. L’UE considère l’hydrogène vert comme un levier important pour fournir une énergie propre, abordable et sûre dans le cadre de la transition vers une économie à faibles émissions de CO2. Exploiter ce potentiel du H2 durable est à la fois prometteur, mais la technique est complexe. Cependant, la situation en Ukraine, l’inflation élevée et la crise énergétique nous offrent un momentum que nous pouvons utiliser pour accélérer cette transition.

Le rôle de l’UE : coréguler et cofinancer

L’Europe soutient le déploiement de l’hydrogène vert principalement à deux niveaux. Tout d’abord, l’Union européenne travaille à une réglementation claire pour l’industrie et le marché. Les quotas de durabilité pour le transport et l’industrie peuvent ainsi stimuler le marché. En outre, la sécurité juridique est d’une importance capitale pour attirer des investisseurs privés en vue du développement urgent de nombreuses infrastructures de haute technologie.

L’UE prend des initiatives en proposant des actions concrètes et le financement de projets. Il n’empêche que 40% des entreprises ont besoin d’investissements privés. Ces moyens devraient être relativement facilement disponibles, car les sommes requises sont finalement assez faibles par rapport aux investissements actuels dans les combustibles classiques. Des entreprises comme Engie et DEME financent déjà des projets de grande envergure et sont prêtes à investir encore davantage si elles peuvent avoir des perspectives à long terme. En outre, des incitants suffisants sont requis, de manière à ce que la demande augmente aussi du côté de l’utilisateur. Si nous voulons atteindre tous les objectifs, une collaboration entre toutes les parties prenantes est nécessaire, tant au sein de l’Union qu'en dehors de celle-ci.

Les atouts de la Belgique en tant que hub de molécules durables

En Europe, nous restons tributaires des pays capables de produire de l’hydrogène durable à moindre coût. Il est dès lors d’une importance stratégique de diversifier l’approvisionnement en hydrogène et en autres molécules durables. Que ce soit pour l’importation et l’exportation, le stockage ou le traitement de l’hydrogène vert, la Belgique dispose de nombreux atouts pour être le hub de l’Europe occidentale.

Elle est située au centre d’une région stable et possède de grands ports qui desservent l'hinterland. De plus, notre pays dispose déjà d’un réseau solide pour le CO2 et le H2 et jouit d’une capacité offshore avec sa situation près de la mer du Nord.

Financement d’infrastructures d'hydrogène

Pour le financement de l’hydrogène, nous pouvons établir un parallèle solide avec les premières années de l’énergie éolienne offshore. À l’époque, nous avions encore beaucoup de questions, mais aujourd’hui, le cadre de l’énergie éolienne est clair. L’hydrogène connaîtra la même évolution. Dès qu’il y aura un « level playing field », les investissements suivront. Pour ce faire, BNP Paribas Fortis peut proposer les produits financiers connus.

Les intervenants

Les cinq intervenants sont des représentants de la Commission européenne, de la science, d'un producteur de H2du secteur maritime, de l’industrie de l’énergie et du monde financier.

Carla Benauges
Hydrogen and Innovation Policy Officer à la Commission européenne (DG CLIMA)

Christa Sys
Professeure à l’Université d’Anvers et titulaire de la Chaire BNP Paribas Fortis Transport, Logistique et Ports

Herbert Jost
General Manager Hydrogen chez DEME (dredging, land reclamation, offshore energy)

Eric Gosseye
Solutions and Partnerships Manager chez ENGIE

Hendrik Deboutte
Energy, Resources & Infrastructure chez BNP Paribas Fortis

Article

20.10.2022

CO2 Value joue pleinement la carte de l’économie décarbonée

Trottoir durable, e-carburant sophistiqué, robe tendance : lors de sa réunion annuelle, CO2 Value (partenaire de BNP Paribas Fortis) a expliqué comment le captage et l’utilisation du carbone pouvaient aider à défossiliser l’économie.

En fait, c’est très simple : les forêts et les océans absorbent le CO2 émis, mais la combustion des combustibles fossiles, l’industrie et l'exploitation des sols génèrent des émissions de CO2 telles que la nature ne parvient plus à y faire face. Et cela provoque le réchauffement climatique. Nous devons donc réduire les émissions de CO2 et miser davantage sur les énergies renouvelables. Malheureusement, cette solution n'est pas si simple à mettre en pratique, même s’il existe déjà de nombreuses technologies prometteuses pour accélérer la décarbonation. Et c’est précisément ce à quoi CO2 Value s’engage.

Économie circulaire du carbone

CO2 Value Europe (partenaire de BNP Paribas Fortis) est une organisation interprofessionnelle qui représente la communauté du CCU (Carbon Capture & Utilisation – captage et l'utilisation du carbone) en Europe. Elle vise une économie circulaire du carbone. Plus concrètement, elle recherche des méthodes et technologies alternatives pour capturer le CO2 et le recycler en matières premières durables utilisables, notamment pour les carburants, les produits chimiques et les matériaux de construction.

Cours accéléré de CCU

Cette année, à l'occasion de la sixième édition de la réunion annuelle de CO2 Value, le public était un peu plus diversifié que d’habitude. Outre les membres de l'organisation, les entreprises intéressées ainsi que les clients et clientes de BNP Paribas Fortis pouvaient également y assister ; et c’est ce qu’ils ont fait en nombre. Le captage et l’exploitation du dioxyde de carbone constitue un sujet brûlant d'actualité. De nombreuses entreprises sont en faveur d’une transition durable et souhaitent se décarboner. Les personnes présentes ont bénéficié d'un cours accéléré de CCU, même si ce sont surtout les applications concrètes de ce processus qui ont été abordées.

Trottoirs durables

VITO (un organisme de recherche indépendant flamand dans le domaine des Cleantech et du développement durable) a donné un exemple de la manière dont la minéralisation du CO2 peut rendre le secteur de la construction plus durable. Cette technologie réduit non seulement les émissions de CO2, mais elle stocke en permanence le dioxyde de carbone dans des produits de valeur tels que des briques et de nombreux autres matériaux de construction. Ainsi, à Gand, on trouve déjà un trottoir fabriqué en pierres durables.

Le CCU se met à la mode

Dans le secteur de la mode aussi, le CCU peut faire la différence, comme le prouve LanzaTech. Cette entreprise transforme les déchets de carbone en combustibles, substances, emballages et autres produits durables que les gens utilisent au quotidien. L’un d’entre eux est une fibre synthétique permettant de fabriquer des vêtements sans en compromettre le confort ni le style.

E-méthane

Les combustibles fossiles constituent toujours une source importante de CO2. Avec le projet Colombus, Engie, Carmeuse et John Cockerill unissent leurs forces pour développer un carburant alternatif qui aidera l’industrie et le secteur des transports à se décarboner. Le CO2 libéré pendant la production de chaux est capturé par Carmeuse, puis mélangé à de l’hydrogène vert d’Engie. Sur cette base, John Cockerill produit du méthane synthétique neutre en carbone ou de l’e-méthane par électrolyse comme alternative aux combustibles fossiles. Un bel exemple d’économie circulaire du carbone !

Partenariat durable

Partenaire de la première heure, BNP Paribas Fortis soutient pleinement la mission de CO2 Value. La durabilité est inscrite dans l’ADN de la banque et nous encourageons donc vivement la création d'une nouvelle chaîne de valeur circulaire et industrielle. En tant que banquier, nous prenons nos responsabilités et nous participons avec enthousiasme au développement de solutions innovantes qui rendent notre économie plus résiliente et plus durable.

Plus d’infos ? Consultez le site web de CO2 Value Europe.

Article

16.09.2022

Optez dès aujourd’hui pour les solutions de mobilité de demain

Les besoins en mobilité de vos collaborateurs changent sans arrêt et la législation évolue elle aussi à toute vitesse. Il est dès lors crucial pour votre entreprise de se préoccuper dès aujourd’hui de la mobilité de demain.

Un monde qui change

Aujourd’hui en visite chez un client, en voiture, demain en télétravail et vendredi en train puis trottinette partagée de la gare au bureau... Les besoins en mobilité de vos collaborateurs et collaboratrices changent sans cesse et la demande de solutions durables, intégrées et flexibles augmente constamment.

La législation et le contexte économique évoluent aussi à toute vitesse. Afin de rendre le secteur automobile plus durable, les pouvoirs publics ont défini des objectifs ambitieux. Des voitures de société ne produisant plus de gaz à effet de serre d’ici 2026 et une mobilité intelligente pour les déplacements domicile-lieu de travail, par exemple. C’est pourquoi de nombreuses entreprises envisagent aujourd’hui de passer d’une « car policy » à une « mobility policy » leur donnant accès à des moyens de transport alternatifs. Cependant, dans la pratique, lorsque vos travailleurs optent pour une mobilité combinée pour leurs déplacements, les formalités administratives se multiplient. Disposer dès maintenant d’une solution de mobilité digitale tournée vers l’avenir et adaptée à votre entreprise vous permet déjà de prendre une longueur d’avance.

Les collaborateurs veulent choisir eux-mêmes

Une mobilité multimodale est un atout important pour attirer et retenir les talents. Tout le monde ne trouve pas son compte dans la voiture de société comme seul moyen de transport. Les membres de votre personnel veulent pouvoir choisir comment ils se déplacent entre leur domicile et leur lieu de travail. Un jour, c'est la voiture qui est la meilleure option, le lendemain, c'est le vélo ou les transports en commun. Si vous opérez la transition vers une politique de mobilité flexible, vos collaborateurs et collaboratrices pourront choisir les solutions de mobilité qui leur conviennent le mieux. Pour qu’ils puissent se rendre au travail en toute liberté, et avec un sentiment de satisfaction.

Réduction des émissions de CO²

Un défi de taille nous attend. Dans notre pays, la mobilité et le secteur logistique sont responsables de pas moins de 22% des émissions de CO². Si nous voulons atteindre l’objectif européen – réduire les émissions de 55% d’ici 2030 –, nous devons adopter de toute urgence une mobilité plus verte. L’électrification de votre flotte combinée à une mobilité douce est déjà un pas dans la bonne direction. Les pouvoirs publics incitent à effectuer cette transition vers une mobilité zéro émission en décourageant fiscalement les véhicules utilisant des carburants fossiles et en récompensant l’électrification. Cependant, ne pensez pas qu’il suffit d'acheter ou de louer des véhicules électriques.

Vers des solutions de mobilité intelligentes et intégrées

Les cartes de mobilité qui offrent une solution tout-en-un pour tous les déplacements professionnels des membres de votre personnel sont encore relativement peu connues, mais fonctionnent très bien. Elles offrent ainsi la possibilité de réserver et payer tous les moyens de transport utiles, de la voiture de leasing aux transports publics en passant par le taxi et la mobilité partagée de vélos, scooters, trottinettes et voitures. Elles permettent également de faire le plein de leur voiture de leasing, de la recharger, et de payer le parking et le car wash.

Les plateformes et applis de mobilité vont encore plus loin : elles proposent la solution multimodale idéale en temps réel, en fonction des besoins et des conditions de circulation. Par exemple : prendre la voiture jusqu’à la périphérie de Bruxelles et ensuite prendre une trottinette électrique, ou se rendre au bureau à vélo par beau temps. L’utilisateur de l’appli de mobilité peut en outre acheter directement un ticket auprès du fournisseur approprié, avec un budget mobilité mis à disposition par l’employeur via une plateforme de mobilité liée. Une plateforme de ce type permet aux employeurs d’établir leur « mobility policy » en fonction de leurs besoins spécifiques. Toutes les solutions de mobilité des travailleurs sont ainsi gérées sur une même plateforme. En outre, le tout est directement relié au « payroll » du secrétariat social. De cette manière, celui-ci a à tout moment connaissance de la situation réelle des travailleurs et les salaires sont toujours calculés correctement, en tenant compte des plans et dépenses de mobilité individuels.

Dites adieu aux embouteillages et tracasseries administratives, et bonjour à la mobilité durable !

Vous voulez élaborer une politique de mobilité qui répond aux besoins variables de vos collaborateurs, et miser sur la durabilité ? Nos experts se feront un plaisir d'y réfléchir avec vous.

Les solutions de mobilité sont proposées par Arval Belgium SA, par l'intermédiaire de BNP Paribas Fortis SA, Montagne du Parc 3, B-1000 Bruxelles, RPM Bruxelles TVA BE0403.199.702.
Les informations fournies ici ne constituent pas une offre. Une offre ne sera émise qu’après acceptation de votre dossier et sera toujours soumise aux conditions générales d’Arval Belgium SA.

Article

01.07.2022

CO² Value Europe : un partenariat pour une économie circulaire du carbone

La banque s’associe à CO² Value Europe, une organisation qui vise le déploiement de technologies de capture et d’utilisation du CO² comme matière première.

Et s’il était possible de capter le CO2 pour le recycler et l’utiliser comme matière première, plutôt que de faire appel au carbone fossile ? Chez CO2 Value Europe, il ne s’agit pas d’une vision futuriste, mais d’une ambition très concrète, qui se base sur le concept de « Carbon Capture Utilisation » (CCU). En cours de déploiement chez de plus en plus d’acteurs industriels, ces technologies ont le potentiel de faire une véritable différence dans la lutte contre le changement climatique.

La naissance d’une solution

« Pour de nombreux secteurs industriels, se passer entièrement de carbone s’avère très difficile, voire impossible », rappelle Célia Sapart directrice des communications et des sciences climatiques chez CO2 Value Europe. « Il ne s’agit pas seulement de réduire nos émissions de CO2 pour atteindre des objectifs climatiques, mais aussi d’apporter une solution pour répondre à la demande croissante en carbone liée à la transition qui doit se faire en réduisant au maximum l’apport du carbone fossile. Notre but est de développer une économie circulaire du carbone, en capturant le CO2 des fumées industrielles ou directement dans l’atmosphère et en le transformant en différents types de produits nécessaires, comme les matériaux de construction, les produits chimiques de base et les carburants renouvelables. Il s’agit donc de réduire nos émissions tout en « défossilisant » notre économie. » 

Un milliard de tonnes de CO2 chaque année

Un projet fou ? Au contraire : « De nombreuses initiatives se développent et les choses s’accélèrent,  mais il manque aujourd’hui un cadre législatif et réglementaire pour passer à la vitesse supérieure », confie Célia Sapart. « Contribuer à définir ce cadre est d’ailleurs l’une des raisons d’être de CO2 Value Europe, car notre but est de permettre aux technologies CCU qui ont un impact positif prouvé scientifiquement sur notre environnement de se développer à grande échelle. Nous plaidons dans ce sens auprès des autorités européennes pour que le concept du CCU soit considéré à sa juste valeur et pris en compte, par exemple dans le système européen d’échange de quotas d’émission (l’ETS). Nous sommes convaincus que ces technologies, développées dans un contexte clairement défini et réglementé, feront la différence et pourront permettre une diminution significative des émissions de CO2 chaque année, comme le révèlent plusieurs études reprises dans le dernier rapport d’évaluation du GIEC. »

Un échange d’expertises

« Nous voyons ce nouveau partenariat avec BNP Paribas Fortis comme un véritable partage de connaissances », souligne Anastasios Perimenis, secrétaire général chez CO2 Value Europe. « Pour accélérer la transition et pour que les premiers projets d’envergure voient le jour et en inspirent d’autres, nous avons besoin de soutiens financiers. BNP Paribas Fortis peut nous aider à comprendre quels critères sont importants pour aider au financement des projets CCU les plus prometteurs et nous mettre en contact avec des acteurs clés. De notre côté, nous apportons nos connaissances et notre expertise pluridisciplinaires sur le CCU afin d’augmenter les investissements vers les technologies  qui contribuent à la transition vers une industrie circulaire, plus durable et défossilisée. » 

Notre soutien en tant que banque

« Nous sommes très enthousiastes à l’idée de travailler avec CO2 Value Europe », insiste Didier Beauvois, Head of Corporate Banking et membre du Comité exécutif de BNP Paribas Fortis. « Pour son impact sur le climat, bien sûr, mais également pour encourager la naissance d’une nouvelle chaine de valeur circulaire et industrielle. Chez BNP Paribas Fortis, nous partageons l’ambition de CO2 Value Europe et voulons jouer pleinement notre rôle de banquier, en contribuant au développement de solutions innovantes, qui rendent notre économie plus résiliente et plus durable. »  

Mettre notre expertise et nos relations au service de celles et ceux qui cherchent des solutions pour une industrie meilleure et plus respectueuse de l’environnement, c’est ça aussi le Positive Banking.

En savoir plus

Visitez le site de CO2 Value Europe.

Discover More

Contact
Close

Contact

Pourriez-vous répondre aux questions ci-dessous ? Nous pourrons vous répondre ainsi plus rapidement. Merci d'avance.

Vous êtes indépendant, exercez une profession libérale, démarrez ou dirigez une petite entreprise locale. Rendez-vous sur notre site dédié aux professionnels.

Vous êtes un particulier ? Rendez-vous sur notre site dédié aux particuliers .

Votre entreprise / organisation est-elle cliente de BNP Paribas Fortis ?

Mon organisation est servie par un chargé de relation :

Votre message

Tapez le code indiqué dans l'image :

captcha
Check
La Banque traite vos données à caractère personnel conformément à la Déclaration Vie Privée de BNP Paribas Fortis SA.

Merci

Votre message a bien été envoyé.

Nous vous répondrons dans les plus brefs délais.

Retour à la page en cours›
Top