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15.03.2018

Le défi durable raconté par un expert en transition écologique

Dans la nature, rien n’est séparé. Aucune activité n’est neutre sur le plan environnemental. Marc Lemaire (EcoRes, Groupe One) nous parle régulation, économie circulaire, entreprises ‘épicéa’ et lois naturelles

Homme, terre et économie ont leurs sorts intimement liés. Rien de ce que nous faisons n’est neutre pour notre planète… « Néanmoins, nous avons construit sur le paradigme de la séparation, lequel a engendré la situation écologique actuelle : une planète abusée, une biodiversité menacée, des émissions carbone excessives, une agriculture conventionnelle nocive », déplore Marc Lemaire, ingénieur commercial agroéconomiste et entrepreneur sociétal, qui se réfère aux limites planétaires  à l’intérieur desquelles l’homme peut fonctionner et vivre correctement : « Nous sommes arrivés à un moment historique : trois d’entre elles sont dépassées.
Et nous allons droit dans le mur. Nous n’avons jamais perdu autant d’espèces ni émis autant de CO2 ! Toutefois, il n’est pas trop tard pour réagir pourvu que l’on ait la bonne attitude. Marc Lemaire : « Ou nous restons indécis. Ou nous prenons notre responsabilité, intergénérationnelle, pour contrôler l’état dans lequel nous laisserons la terre à nos enfants, en tenant compte de l’effet temporel : les feux de forêt au Portugal, les catastrophes climatiques actuelles sont l’effet de notre taux de CO2 en 1968 ! »

Selon cette logique de la séparation, c’est comme si nous avions en toute impunité décidé que nos activités pouvaient être nocives sur l’’autre’ : l’environnement, les ressources, les règnes végétal et animal, la terre qui nous porte. 

Changement collectif et rapide attendu

Pour William De Vijlder, chef économiste du Groupe BNP Paribas, il est clair que le politique peut contribuer à remettre de l’unité, du lien sur le marché en encourageant les acteurs économiques par des incitants fiscaux tels que subvention, fiscalité, marché de droits d’émission… poussant à augmenter les externalités positives ainsi que des normes et des sanctions pour réduire les externalités négatives.
Marc Lemaire, pionnier de la transition écologique aimerait que les choses bougent plus vite qu’elles ne le font : «  L’accord de Paris exige de chaque acteur de réels efforts mais la plus grande partie d’entre eux ne seront pas contrôlables. » Seuls ceux des gros industriels le sont, au travers des accords de branche, lesquels leur imposent de compenser leur émission excessive de carbone par l‘achat de certificats verts destinés à financer des projets de développement d’énergie renouvelable dans l’hémisphère sud. »

La prise de conscience  est en cours

Il y a 20 ans, la majorité d’entre nous était-elle déjà réellement consciente de la portée de nos actes sur le sort de la terre que nous lèguerons à nos enfants ? Nombreux étaient encore sceptiques quant aux causes et à l’étendue des dégâts. Aujourd’hui, nous sommes devenus plus clairvoyants. C’est une étape importante de franchie. Le lien à la santé est aussi de plus en plus prégnant. Exemple : les ‘perturbateurs endocriniens ‘ (certains se retrouvent dans les biberons, dans les matières plastiques et à l’intérieur des boîtes de conserve) sont qualifiés de risques pour la santé par l’OMS. Par ailleurs, nous voyons le nombre de patients souffrant d’asthme et de cas de puberté précoce augmenter… A ce sujet, des études sont publiées depuis 15 à 20 ans. Aujourd’hui donc, nous comprenons mieux les enjeux.

Qu’attend-on des entreprises ?

Ces mêmes citoyens conscients sont aussi des employés de plus en plus sensibles à la démarche de leur entreprise dans la lutte contre les enjeux climatiques, démarche qui doit rester long terme et responsable pour que tout le monde y gagne, des salariés aux actionnaires en passant par les clients. Désormais, il est attendu de l’organisation qu’elle fasse ses comptes - comme son bilan financier - en termes d’émission de C02, de particules fines, mais aussi d’impact social  Sa contribution positive à la société devient une donnée aussi conséquente que ses chiffres et ses revenus.

Des valeurs telles que celles promues par des pionniers comme Exki sont devenues des modèles d’inspiration. Mais, selon Marc Lemaire, une loi ferait sans doute primer davantage l’intérêt collectif. « Partons d’une logique sectorielle : Coca ne va pas se mesurer à un acteur IT sur cette question et une banque ne se compare pas à Unilever. Et identifions par secteur les premiers de classe pour investiguer sur quels critères ils se battent. Bionade est une limonade de fabrication 100% biologique, avec des matières premières 100% biologiques et qui ne contient aucun gramme d’alcool… Leurs critères sont-ils généralisables au secteur ? Si oui, ne serait-il pas opportun  d’imposer leurs bonnes pratiques en tant que standard pour toutes les marques de sodas ? », propose Marc Lemaire.

Et le déchet se transforme en nouveau produit

Le sujet ne doit pas être un domaine fourre-tout où l’on jetterait pêle-mêle du CSR, un peu de développement vert et de la responsabilité sociétale. Les dirigeants d’un nombre croissant d’entreprises comprennent l’intérêt d‘emprunter la voie du durable mais les efforts entrepris ne sont pas suffisants et restent dispersés. Aujourd’hui, nous devons passer à l’étape suivante et structurer sa démarche selon son cœur d’activité. Le concept d’économie circulaire tend à s’imposer, ce n’est pas du buzz. Marc Lemaire insiste : « Nous avons bien intégré la nécessite de recycler. C’est bien mais on reste dans le linéaire, le type d’économie qui extraie des minéraux de la terre pour tous ses besoins et qui les jette ensuite. Nous faisons pareil avec les ‘consommables’. »

Observons donc la nature et inspirons-nous de ses ‘lois’ dictées par le bon sens. Dans la nature, rien ne se perd. Tout se recrée pour se transformer. Un organisme vivant qui meurt va être récupéré en tant que nutriment pour donner la vie à un autre. Les cycles de la vie et de la mort sont intimement liés. Seul l’homme a créé la notion de déchet.

A l’inverse du linéaire, l’économie circulaire crée des boucles et s’arrange pour utiliser un déchet industriel dans le cadre d’un autre cycle économique : exemple, l’huile de friture n’est plus jetée mais sert pour 90% à la fabrication du biodiesel.

La gestion distincte des cycles biologique et technique est un autre principe de base du circulaire. D’une chaise en bois seront extraits les composants ‘inertes’ tels les vis et boulons que l’on séparera par la suite des parties vivantes. Le bois peut repartir dans le circuit biologique et revivre un cycle. Le but ? Qu’il ait le plus de vies possibles. C’est aussi envisageable avec les boulons et on va veiller à rallonger leur durée de vie en les récupérant et en multipliant leurs utilités, pour devoir en produire moins, in fine.

Comment gérer les vies et la durée d’utilité ? En devenant propriétaire du matériau et en organisant sa traçabilité, comme Unicore qui achète du cobalt dans des mines au Katanga et en reste responsable.
L’économie de la fonctionnalité participe aussi de ce souci de partage intelligent des ressources. « Je ne vais plus acheter une voiture qui me transporte occasionnellement, ma famille et moi, mais je vais en louer le service. Les services de location s’étendent à de plus en plus de domaines, mais peu d’étude n’est encore sortie à leur sujet », ajoute encore Marc Lemaire.

Le rôle d’une banque ? Faire le tri dans la forêt

La banque a un impact sur tout et ses effets sont d’abord indirects puisqu’elle soutient l’ensemble des activités de ses clients. Cela lui confère une autre responsabilité.

Comment Marc Lemaire envisage-t-il le rôle d’une banque demain ? « Un opérateur financier a les capacités de faire bouger les choses de façon énorme. Tel un arbre, une banque doit être rentable et n’a pas envie de mourir. Mais si elle se saisit de la responsabilité d’un garde forestier, elle peut favoriser la biodiversité en privilégiant la naissance de nouvelles espèces. J’ai dans ma forêt, des arbres occupés à appauvrir le sol, lequel se dégrade significativement ? » Marc Lemaire : « Imaginons, qu’en bon gestionnaire, elle décide de faire le tri : moins financer les entreprises type épicéa’ qui appauvrissent le sol et faciliter l’accès à l’argent pour des jeunes pousses qui ont envie de grandir. Ce sont les pépites durables de demain. Cela ne se fera pas du jour au lendemain mais, à terme, cela devrait optimiser la structure de son portefeuille ». En d’autres mots, la banque a aussi la responsabilité de choisir à qui elle distribue son énergie’ : aux entreprises qui feront tourner l’économie durable ou aux épicéas nuisibles à l’écosystème…

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26.10.2022

Sustainable Future Forum : Belgique, hub de l’hydrogène vert et rôle de l’UE

La Belgique a de solides atouts pour être le hub industriel et logistique de l’hydrogène vert en Europe. Les entrepreneurs, les banquiers et l’UE discutent des défis et des opportunités.

Lors du BNP Paribas Sustainable Future Forum mondial du 18 octobre 2022, cinq experts se sont réunis dans l’auditorium du nouveau siège de BNP Paribas Fortis à Bruxelles pour discuter de la contribution de l’Union européenne au déploiement global de l’hydrogène vert. Le rôle stratégique de la Belgique en tant que « porte d'entrée de l'hydrogène » industriel pour l’Europe occidentale a également été abordé dans le débat.

L’hydrogène, un maillon dans la décarbonisation de l’économie

L’hydrogène vert est produit par électrolyse de l’eau en utilisant de l’énergie renouvelable. L’UE considère l’hydrogène vert comme un levier important pour fournir une énergie propre, abordable et sûre dans le cadre de la transition vers une économie à faibles émissions de CO2. Exploiter ce potentiel du H2 durable est à la fois prometteur, mais la technique est complexe. Cependant, la situation en Ukraine, l’inflation élevée et la crise énergétique nous offrent un momentum que nous pouvons utiliser pour accélérer cette transition.

Le rôle de l’UE : coréguler et cofinancer

L’Europe soutient le déploiement de l’hydrogène vert principalement à deux niveaux. Tout d’abord, l’Union européenne travaille à une réglementation claire pour l’industrie et le marché. Les quotas de durabilité pour le transport et l’industrie peuvent ainsi stimuler le marché. En outre, la sécurité juridique est d’une importance capitale pour attirer des investisseurs privés en vue du développement urgent de nombreuses infrastructures de haute technologie.

L’UE prend des initiatives en proposant des actions concrètes et le financement de projets. Il n’empêche que 40% des entreprises ont besoin d’investissements privés. Ces moyens devraient être relativement facilement disponibles, car les sommes requises sont finalement assez faibles par rapport aux investissements actuels dans les combustibles classiques. Des entreprises comme Engie et DEME financent déjà des projets de grande envergure et sont prêtes à investir encore davantage si elles peuvent avoir des perspectives à long terme. En outre, des incitants suffisants sont requis, de manière à ce que la demande augmente aussi du côté de l’utilisateur. Si nous voulons atteindre tous les objectifs, une collaboration entre toutes les parties prenantes est nécessaire, tant au sein de l’Union qu'en dehors de celle-ci.

Les atouts de la Belgique en tant que hub de molécules durables

En Europe, nous restons tributaires des pays capables de produire de l’hydrogène durable à moindre coût. Il est dès lors d’une importance stratégique de diversifier l’approvisionnement en hydrogène et en autres molécules durables. Que ce soit pour l’importation et l’exportation, le stockage ou le traitement de l’hydrogène vert, la Belgique dispose de nombreux atouts pour être le hub de l’Europe occidentale.

Elle est située au centre d’une région stable et possède de grands ports qui desservent l'hinterland. De plus, notre pays dispose déjà d’un réseau solide pour le CO2 et le H2 et jouit d’une capacité offshore avec sa situation près de la mer du Nord.

Financement d’infrastructures d'hydrogène

Pour le financement de l’hydrogène, nous pouvons établir un parallèle solide avec les premières années de l’énergie éolienne offshore. À l’époque, nous avions encore beaucoup de questions, mais aujourd’hui, le cadre de l’énergie éolienne est clair. L’hydrogène connaîtra la même évolution. Dès qu’il y aura un « level playing field », les investissements suivront. Pour ce faire, BNP Paribas Fortis peut proposer les produits financiers connus.

Les intervenants

Les cinq intervenants sont des représentants de la Commission européenne, de la science, d'un producteur de H2du secteur maritime, de l’industrie de l’énergie et du monde financier.

Carla Benauges
Hydrogen and Innovation Policy Officer à la Commission européenne (DG CLIMA)

Christa Sys
Professeure à l’Université d’Anvers et titulaire de la Chaire BNP Paribas Fortis Transport, Logistique et Ports

Herbert Jost
General Manager Hydrogen chez DEME (dredging, land reclamation, offshore energy)

Eric Gosseye
Solutions and Partnerships Manager chez ENGIE

Hendrik Deboutte
Energy, Resources & Infrastructure chez BNP Paribas Fortis

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20.10.2022

CO2 Value joue pleinement la carte de l’économie décarbonée

Trottoir durable, e-carburant sophistiqué, robe tendance : lors de sa réunion annuelle, CO2 Value (partenaire de BNP Paribas Fortis) a expliqué comment le captage et l’utilisation du carbone pouvaient aider à défossiliser l’économie.

En fait, c’est très simple : les forêts et les océans absorbent le CO2 émis, mais la combustion des combustibles fossiles, l’industrie et l'exploitation des sols génèrent des émissions de CO2 telles que la nature ne parvient plus à y faire face. Et cela provoque le réchauffement climatique. Nous devons donc réduire les émissions de CO2 et miser davantage sur les énergies renouvelables. Malheureusement, cette solution n'est pas si simple à mettre en pratique, même s’il existe déjà de nombreuses technologies prometteuses pour accélérer la décarbonation. Et c’est précisément ce à quoi CO2 Value s’engage.

Économie circulaire du carbone

CO2 Value Europe (partenaire de BNP Paribas Fortis) est une organisation interprofessionnelle qui représente la communauté du CCU (Carbon Capture & Utilisation – captage et l'utilisation du carbone) en Europe. Elle vise une économie circulaire du carbone. Plus concrètement, elle recherche des méthodes et technologies alternatives pour capturer le CO2 et le recycler en matières premières durables utilisables, notamment pour les carburants, les produits chimiques et les matériaux de construction.

Cours accéléré de CCU

Cette année, à l'occasion de la sixième édition de la réunion annuelle de CO2 Value, le public était un peu plus diversifié que d’habitude. Outre les membres de l'organisation, les entreprises intéressées ainsi que les clients et clientes de BNP Paribas Fortis pouvaient également y assister ; et c’est ce qu’ils ont fait en nombre. Le captage et l’exploitation du dioxyde de carbone constitue un sujet brûlant d'actualité. De nombreuses entreprises sont en faveur d’une transition durable et souhaitent se décarboner. Les personnes présentes ont bénéficié d'un cours accéléré de CCU, même si ce sont surtout les applications concrètes de ce processus qui ont été abordées.

Trottoirs durables

VITO (un organisme de recherche indépendant flamand dans le domaine des Cleantech et du développement durable) a donné un exemple de la manière dont la minéralisation du CO2 peut rendre le secteur de la construction plus durable. Cette technologie réduit non seulement les émissions de CO2, mais elle stocke en permanence le dioxyde de carbone dans des produits de valeur tels que des briques et de nombreux autres matériaux de construction. Ainsi, à Gand, on trouve déjà un trottoir fabriqué en pierres durables.

Le CCU se met à la mode

Dans le secteur de la mode aussi, le CCU peut faire la différence, comme le prouve LanzaTech. Cette entreprise transforme les déchets de carbone en combustibles, substances, emballages et autres produits durables que les gens utilisent au quotidien. L’un d’entre eux est une fibre synthétique permettant de fabriquer des vêtements sans en compromettre le confort ni le style.

E-méthane

Les combustibles fossiles constituent toujours une source importante de CO2. Avec le projet Colombus, Engie, Carmeuse et John Cockerill unissent leurs forces pour développer un carburant alternatif qui aidera l’industrie et le secteur des transports à se décarboner. Le CO2 libéré pendant la production de chaux est capturé par Carmeuse, puis mélangé à de l’hydrogène vert d’Engie. Sur cette base, John Cockerill produit du méthane synthétique neutre en carbone ou de l’e-méthane par électrolyse comme alternative aux combustibles fossiles. Un bel exemple d’économie circulaire du carbone !

Partenariat durable

Partenaire de la première heure, BNP Paribas Fortis soutient pleinement la mission de CO2 Value. La durabilité est inscrite dans l’ADN de la banque et nous encourageons donc vivement la création d'une nouvelle chaîne de valeur circulaire et industrielle. En tant que banquier, nous prenons nos responsabilités et nous participons avec enthousiasme au développement de solutions innovantes qui rendent notre économie plus résiliente et plus durable.

Plus d’infos ? Consultez le site web de CO2 Value Europe.

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16.09.2022

Optez dès aujourd’hui pour les solutions de mobilité de demain

Les besoins en mobilité de vos collaborateurs changent sans arrêt et la législation évolue elle aussi à toute vitesse. Il est dès lors crucial pour votre entreprise de se préoccuper dès aujourd’hui de la mobilité de demain.

Un monde qui change

Aujourd’hui en visite chez un client, en voiture, demain en télétravail et vendredi en train puis trottinette partagée de la gare au bureau... Les besoins en mobilité de vos collaborateurs et collaboratrices changent sans cesse et la demande de solutions durables, intégrées et flexibles augmente constamment.

La législation et le contexte économique évoluent aussi à toute vitesse. Afin de rendre le secteur automobile plus durable, les pouvoirs publics ont défini des objectifs ambitieux. Des voitures de société ne produisant plus de gaz à effet de serre d’ici 2026 et une mobilité intelligente pour les déplacements domicile-lieu de travail, par exemple. C’est pourquoi de nombreuses entreprises envisagent aujourd’hui de passer d’une « car policy » à une « mobility policy » leur donnant accès à des moyens de transport alternatifs. Cependant, dans la pratique, lorsque vos travailleurs optent pour une mobilité combinée pour leurs déplacements, les formalités administratives se multiplient. Disposer dès maintenant d’une solution de mobilité digitale tournée vers l’avenir et adaptée à votre entreprise vous permet déjà de prendre une longueur d’avance.

Les collaborateurs veulent choisir eux-mêmes

Une mobilité multimodale est un atout important pour attirer et retenir les talents. Tout le monde ne trouve pas son compte dans la voiture de société comme seul moyen de transport. Les membres de votre personnel veulent pouvoir choisir comment ils se déplacent entre leur domicile et leur lieu de travail. Un jour, c'est la voiture qui est la meilleure option, le lendemain, c'est le vélo ou les transports en commun. Si vous opérez la transition vers une politique de mobilité flexible, vos collaborateurs et collaboratrices pourront choisir les solutions de mobilité qui leur conviennent le mieux. Pour qu’ils puissent se rendre au travail en toute liberté, et avec un sentiment de satisfaction.

Réduction des émissions de CO²

Un défi de taille nous attend. Dans notre pays, la mobilité et le secteur logistique sont responsables de pas moins de 22% des émissions de CO². Si nous voulons atteindre l’objectif européen – réduire les émissions de 55% d’ici 2030 –, nous devons adopter de toute urgence une mobilité plus verte. L’électrification de votre flotte combinée à une mobilité douce est déjà un pas dans la bonne direction. Les pouvoirs publics incitent à effectuer cette transition vers une mobilité zéro émission en décourageant fiscalement les véhicules utilisant des carburants fossiles et en récompensant l’électrification. Cependant, ne pensez pas qu’il suffit d'acheter ou de louer des véhicules électriques.

Vers des solutions de mobilité intelligentes et intégrées

Les cartes de mobilité qui offrent une solution tout-en-un pour tous les déplacements professionnels des membres de votre personnel sont encore relativement peu connues, mais fonctionnent très bien. Elles offrent ainsi la possibilité de réserver et payer tous les moyens de transport utiles, de la voiture de leasing aux transports publics en passant par le taxi et la mobilité partagée de vélos, scooters, trottinettes et voitures. Elles permettent également de faire le plein de leur voiture de leasing, de la recharger, et de payer le parking et le car wash.

Les plateformes et applis de mobilité vont encore plus loin : elles proposent la solution multimodale idéale en temps réel, en fonction des besoins et des conditions de circulation. Par exemple : prendre la voiture jusqu’à la périphérie de Bruxelles et ensuite prendre une trottinette électrique, ou se rendre au bureau à vélo par beau temps. L’utilisateur de l’appli de mobilité peut en outre acheter directement un ticket auprès du fournisseur approprié, avec un budget mobilité mis à disposition par l’employeur via une plateforme de mobilité liée. Une plateforme de ce type permet aux employeurs d’établir leur « mobility policy » en fonction de leurs besoins spécifiques. Toutes les solutions de mobilité des travailleurs sont ainsi gérées sur une même plateforme. En outre, le tout est directement relié au « payroll » du secrétariat social. De cette manière, celui-ci a à tout moment connaissance de la situation réelle des travailleurs et les salaires sont toujours calculés correctement, en tenant compte des plans et dépenses de mobilité individuels.

Dites adieu aux embouteillages et tracasseries administratives, et bonjour à la mobilité durable !

Vous voulez élaborer une politique de mobilité qui répond aux besoins variables de vos collaborateurs, et miser sur la durabilité ? Nos experts se feront un plaisir d'y réfléchir avec vous.

Les solutions de mobilité sont proposées par Arval Belgium SA, par l'intermédiaire de BNP Paribas Fortis SA, Montagne du Parc 3, B-1000 Bruxelles, RPM Bruxelles TVA BE0403.199.702.
Les informations fournies ici ne constituent pas une offre. Une offre ne sera émise qu’après acceptation de votre dossier et sera toujours soumise aux conditions générales d’Arval Belgium SA.

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01.07.2022

CO² Value Europe : un partenariat pour une économie circulaire du carbone

La banque s’associe à CO² Value Europe, une organisation qui vise le déploiement de technologies de capture et d’utilisation du CO² comme matière première.

Et s’il était possible de capter le CO2 pour le recycler et l’utiliser comme matière première, plutôt que de faire appel au carbone fossile ? Chez CO2 Value Europe, il ne s’agit pas d’une vision futuriste, mais d’une ambition très concrète, qui se base sur le concept de « Carbon Capture Utilisation » (CCU). En cours de déploiement chez de plus en plus d’acteurs industriels, ces technologies ont le potentiel de faire une véritable différence dans la lutte contre le changement climatique.

La naissance d’une solution

« Pour de nombreux secteurs industriels, se passer entièrement de carbone s’avère très difficile, voire impossible », rappelle Célia Sapart directrice des communications et des sciences climatiques chez CO2 Value Europe. « Il ne s’agit pas seulement de réduire nos émissions de CO2 pour atteindre des objectifs climatiques, mais aussi d’apporter une solution pour répondre à la demande croissante en carbone liée à la transition qui doit se faire en réduisant au maximum l’apport du carbone fossile. Notre but est de développer une économie circulaire du carbone, en capturant le CO2 des fumées industrielles ou directement dans l’atmosphère et en le transformant en différents types de produits nécessaires, comme les matériaux de construction, les produits chimiques de base et les carburants renouvelables. Il s’agit donc de réduire nos émissions tout en « défossilisant » notre économie. » 

Un milliard de tonnes de CO2 chaque année

Un projet fou ? Au contraire : « De nombreuses initiatives se développent et les choses s’accélèrent,  mais il manque aujourd’hui un cadre législatif et réglementaire pour passer à la vitesse supérieure », confie Célia Sapart. « Contribuer à définir ce cadre est d’ailleurs l’une des raisons d’être de CO2 Value Europe, car notre but est de permettre aux technologies CCU qui ont un impact positif prouvé scientifiquement sur notre environnement de se développer à grande échelle. Nous plaidons dans ce sens auprès des autorités européennes pour que le concept du CCU soit considéré à sa juste valeur et pris en compte, par exemple dans le système européen d’échange de quotas d’émission (l’ETS). Nous sommes convaincus que ces technologies, développées dans un contexte clairement défini et réglementé, feront la différence et pourront permettre une diminution significative des émissions de CO2 chaque année, comme le révèlent plusieurs études reprises dans le dernier rapport d’évaluation du GIEC. »

Un échange d’expertises

« Nous voyons ce nouveau partenariat avec BNP Paribas Fortis comme un véritable partage de connaissances », souligne Anastasios Perimenis, secrétaire général chez CO2 Value Europe. « Pour accélérer la transition et pour que les premiers projets d’envergure voient le jour et en inspirent d’autres, nous avons besoin de soutiens financiers. BNP Paribas Fortis peut nous aider à comprendre quels critères sont importants pour aider au financement des projets CCU les plus prometteurs et nous mettre en contact avec des acteurs clés. De notre côté, nous apportons nos connaissances et notre expertise pluridisciplinaires sur le CCU afin d’augmenter les investissements vers les technologies  qui contribuent à la transition vers une industrie circulaire, plus durable et défossilisée. » 

Notre soutien en tant que banque

« Nous sommes très enthousiastes à l’idée de travailler avec CO2 Value Europe », insiste Didier Beauvois, Head of Corporate Banking et membre du Comité exécutif de BNP Paribas Fortis. « Pour son impact sur le climat, bien sûr, mais également pour encourager la naissance d’une nouvelle chaine de valeur circulaire et industrielle. Chez BNP Paribas Fortis, nous partageons l’ambition de CO2 Value Europe et voulons jouer pleinement notre rôle de banquier, en contribuant au développement de solutions innovantes, qui rendent notre économie plus résiliente et plus durable. »  

Mettre notre expertise et nos relations au service de celles et ceux qui cherchent des solutions pour une industrie meilleure et plus respectueuse de l’environnement, c’est ça aussi le Positive Banking.

En savoir plus

Visitez le site de CO2 Value Europe.

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