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29.05.2020

Comment le transport maritime et les ports maintiennent la tête hors de l’eau

Un port, c'est un écosystème en soi. Comment la pandémie de coronavirus s'y fait-elle ressentir? Et comment la banque aide-t-elle les entreprises qui en font partie?

Un port est un écosystème en soi. Tout y est plus grand qu'ailleurs: les volumes, les opérations financières, les entreprises,… Mais qu'en est-il des répercussions de la crise du coronavirus? Nous avons rencontré deux experts de la banque, Guy Haesevoets et Danny De Lelie, pour en discuter. 

 

A quel point le transport maritime et le port ressentent-t-il les effets de la crise sanitaire?

Guy Haesevoets
(Corporate Coverage – Ports Practice): "Le confinement décrété dans de nombreux pays a tout d'abord réduit l'offre de produits. De nombreuses usines ont été paralysées et la demande de marchandises a faibli. Les marchandises étant principalement transportées dans le monde par bateau porte-conteneurs, la diminution soudaine des volumes signifiait que les armateurs allaient moins prendre la mer, de sorte que quantité de bateaux ont jeté l'ancre et se retrouvent au chômage. Et qui dit moins de chargement et déchargement, dit moins de travail et de revenus pour les terminaux du port, ainsi que pour les dockers.

Les armateurs doivent aussi faire face à une foule de problèmes opérationnels. Dans de nombreux cas, l'équipage ne peut être relayé alors qu'il reste déjà quatre à six mois à bord sans interruption."

Danny De Lelie (Commercial Banking – BC Antwerpen Haven et Waasland): "Les ports représentent un secteur crucial pour l'économie. Le port d'Anvers est donc resté opérationnel quand la crise du coronavirus a éclaté. Pour l'instant, l'impact de cette crise sur les acteurs du port reste limité mais le passé nous a appris que le secteur de la logistique le subit généralement avec un peu de retard. Aujourd'hui, l'entreposage, le stockage et la manutention des marchandises dans le port d'Anvers entrainent un taux d'utilisation plus élevé des entrepôts, car il y a moins d'arrivages et d'expéditions. En découlent un surplus de revenus issus de la location, et une baisse des rentrées provenant de la manutention.

Aujourd'hui, nous voyons déjà apparaitre les premières difficultés car la facturation accuse souvent du retard. À présent que les navires sont moins nombreux sur les mers, les marchandises expédiées parviennent moins rapidement aux clients et les expéditeurs sont payés plus tard, surtout lorsqu'il s'agit de grandes entreprises."

 

La crise a donc aussi une incidence sur les opérations du commerce international?

Guy:
"Dans notre monde fortement mondialisé, les lieux de production et de consommation sont très éloignés les uns des autres pour une multitude de marchandises (fruits et légumes, voitures, appareils électriques,…). Dès lors, une baisse mondiale de la demande a une grande incidence sur le commerce international. Elle réduit fortement les revenus des entreprises portuaires alors que leurs frais fixes d'infrastructure portuaire (grues, matériel roulant,…) suivent leur cours. Pour les entreprises dont la trésorerie est fragile, cette situation peut rapidement déboucher sur des problèmes de liquidités. Jusqu'à présent, cette baisse n'est pas alarmante mais, dans quelques semaines, la tendance ne manquera sans doute pas de s'accentuer."

 

Dans quelle mesure la banque peut-elle répondre aux demandes et aux besoins des entreprises portuaires?

Danny:
"En tant que banque, nous y répondons à plus d'un titre pendant la crise actuelle. Pour commencer, nous pouvons accorder un moratoire (délai pour le remboursement du capital). Les entreprises de logistique, en particulier, ont souvent un endettement important. Le moratoire leur donne déjà une bouffée d'oxygène financier pour les six prochains mois. De plus, les entreprises peuvent encore obtenir un crédit supplémentaire pour un an en bénéficiant de la garantie de l'État.

Les solutions apportées par le factoring (paiement immédiat, et donc financement, par un 'factor' des factures émises, et des stocks) et par le 'reverse factoring' (paiement immédiat, et donc financement, par le 'factor' du montant des factures, mais ici l'initiative est prise par l'acheteur) peuvent également être intéressantes pour financer des besoins supplémentaires en fonds de roulement. Et malgré le report, en raison de la crise, de certains projets d'investissement plus importants, il reste toujours les activités habituelles: nous continuons de financer les projets rentables et durables."

Guy: "Si la crise s'éternise, nombre d'entreprises devront amortir les pertes subies au moyen de leurs propres fonds, ce qui peut affecter leur solvabilité. La navigation internationale étant par définition un secteur très volatil, la plupart des entreprises disposent d'un matelas de liquidités pour pouvoir tenir le cap lors d'une tempête. Mais après un certain temps, ils auront néanmoins besoin de capitaux frais. Et nous pouvons alors leur conseiller d'améliorer la structure de leur capital, par exemple en émettant des actions ou des emprunts obligataires, en attirant de nouveaux investisseurs,… Il est donc très important pour le moment que nous restions aux côtés de nos clients et répondions à leurs besoins, et que nous détections à temps, grâce à notre connaissance du secteur, les besoins de toute la chaîne maritime d'approvisionnement."

 

BNP Paribas Fortis et les ports

Chez BNP Paribas Fortis, deux équipes se chargent des activités maritimes au sein de Corporate Banking. Chez Commercial Banking, pour les moyennes et grandes entreprises, 'Port & Logistics' s'occupe du port d'Anvers; chez Corporate Coverage, pour les très grandes entreprises, c'est 'Ports Practice' qui les traite.

Par l'intermédiaire des chargés de relation, les deux équipes suivent de près, dans une approche sectorielle, les entreprises qui ont trait au trafic maritime ou aux activités portuaires. Corporate Coverage s'occupe aussi des deux entreprises belges de dragage (Jan De Nul et Deme).  Pour le financement des navires maritimes, les équipes coopèrent très bien avec celle de Shipping & Offshore Finance, de Paris. La banque se distingue ainsi de la concurrence par les efforts qu'elle déploie pour être le partenaire financier privilégié des entreprises belges de trafic maritime et d'activités portuaires.

 

La Chaire 'Transport, Logistique et Ports' a été prolongée

Depuis 2010, Ports Practice coordonne par ailleurs la chaire 'Transport, Logistique et Ports' que la banque soutient à l'université d'Anvers. Cette chaire prend le pouls du secteur: identifier les défis du secteur maritime et regrouper les principaux acteurs au sein d'une communauté portuaire pour trouver des solutions innovantes répondant aux défis mondiaux et locaux du port de demain.

La banque a reconduit sa collaboration pour un an, jusqu'au 30 septembre 2021. À ce propos, Didier Beauvois, Head of Corporate Banking chez BNP Paribas Fortis, a déclaré: "Grâce à cette chaire universitaire, nous menons des recherches fantastiques immédiatement utilisables par la communauté portuaire dans son ensemble. Nous sommes donc heureux de prolonger cette collaboration qui rassemble les chercheurs, l’industrie, nos collègues et nos clients. En créant une véritable communauté et en facilitant la collaboration, nous encourageons l’esprit d’innovation et nous rendons nos entreprises plus concurrentielles".

Pour en savoir plus sur cette chaire, cliquez ici.

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18.05.2020

Le secteur maritime garde (pour l’instant) le vent en poupe

Le transport maritime est primordial pour le commerce international. Il est donc essentiel que la chaîne maritime ne soit pas indûment perturbée, par exemple par la crise du coronavirus.

Le transport maritime est primordial pour le commerce international. Il est donc essentiel que la chaîne maritime ne soit pas indûment perturbée, par exemple par la crise du coronavirus. L’économiste spécialiste des transports Christa Sys, titulaire de la Chaire BNP Paribas Fortis Transport, Logistique et Ports, nous fait part de sa perspective.

Les origines maritimes de la « quarantaine »

Ces temps-ci, l’on entend beaucoup le mot « quarantaine ». Mais peu de gens savent qu’il vient directement du monde du transport maritime : au XIVe siècle, les cités commerçantes italiennes ordonnaient aux vaisseaux en provenance de contrées infectées (par la peste, par le choléra…) de mouiller pendant quarante jours (quaranta giorni) dans les ports italiens. Aujourd’hui aussi, pendant la crise du coronavirus, des bateaux de croisière (au Japon, en Égypte, en Belgique…) ont été mis en quarantaine. En outre, certaines autorités portuaires (comme celle de Singapour) ont imposé des conditions de quarantaine strictes à tous les navires en provenance de Chine et certaines compagnies maritimes ne veulent plus se rendre dans certains pays (comme l’Italie).

Un impact qui dépasse celui de la crise financière

Il est encore trop tôt pour prendre la mesure de l’impact économique de la crise du coronavirus. Il est cependant clair que par son ampleur, cette crise pourra dépasser l’épidémie de SRAS de 2003 et la crise économico-financière de 2008. Contrairement à la crise financière, le coronavirus affecte à la fois l’offre et la demande. En fonction du degré de dislocation de l’économie (par exemple, le nombre de faillites), l’économie pourra redémarrer en 2021 (selon le FMI) ou en 2023 (selon l’OCDE).

Prof. Christa Sys : « Tout dépend du moment où nous parviendrons à contrôler le coronavirus. Si nous y parvenons au deuxième trimestre, une reprise suivra rapidement. Mais il ne semble pas que ce sera le cas. »

Un défi majeur pour le secteur maritime

Il n’y a pas « un » secteur maritime unifié : il se compose de plusieurs sous-marchés, dont les principaux segments sont le vrac sec (43 %), le vrac liquide (31 %) et le transport de conteneurs (13 %). Les défis opérationnels se font déjà sentir pour les compagnies maritimes de tous les sous-marchés et ce, à plusieurs niveaux :

  • Équipage : report des changements d’équipage ;
  • Routes maritimes : réduction du nombre d’escales ;
  • Maintenance des navires : les navires bloqués au port en attente de maintenance font perdre de l’argent aux compagnies maritimes ;
  • Construction navale : actuellement, il n’est pas possible de visiter des chantiers ;
  • Démantèlement de navires : réduction des effectifs sur le marché de la démolition.

D’autres problèmes sont notamment l’évolution incertaine des tarifs de fret – la principale source de revenus des compagnies maritimes – et la diminution de l’activité économique.

  • La faiblesse des prix du pétrole a fait augmenter en flèche la demande de (super)pétroliers pour le transport de pétrole brut à court terme, mais la crise du coronavirus perturbera également ce marché-là. À long terme, le ralentissement de l’activité économique (baisse de ± 25 % de la consommation de pétrole domestique) et l’annulation des déplacements par voie aérienne (kérosène) entraîneront en effet une diminution de la demande de pétrole brut.
  • Les compagnies maritimes actives sur le marché du GNL (gaz naturel liquide) sont confrontées à la fermeture des ports, notamment en Inde et au Pakistan.
  • Le vrac sec est un marché fragmenté, tant au niveau de la demande qu’au niveau de l’offre. Les grands navires sont confrontés à une faible demande de minerais de fer, tandis que les petits navires – qui transportent des matières premières comme le grain, le riz, le sucre (industrie alimentaire) et le ciment (secteur de la construction) – sont sous pression en période de croissance économique faible.
  • Au début, l’impact sur le transport de conteneurs était moins évident, mais la détérioration rapide de la situation du marché (confinements) a fait chuter la demande depuis.

Prof. Christa Sys : « Les compagnies maritimes qui ont des réserves financières seront à même de faire face. Les autres boiront la tasse, voire risquent de ne plus faire surface. »

L’impact sur le port d’Anvers

La Belgique est une économie ouverte avec des ports maritimes très importants. Notre pays entretient surtout des liens commerciaux avec d’autres pays européens. Nos principaux partenaires sont ainsi la France, l’Allemagne, les Pays-Bas et l’Italie. Les destinations européennes représentent la majeure partie du trafic des ports d’Anvers et de Zeebruges, suivies de l’Asie : en 2019, selon le SPF Économie, le marché chinois représentait 1,8 % du total des exportations belges et 2,8 % du total des importations belges.
Le port d’Anvers a l’avantage de jouer un rôle de premier plan dans le secteur « continu » ou secteur chimique, actif 24 h/24, 7 j/7. Ces derniers temps, nos terminaux portuaires ont même connu une hausse des volumes de cargaison ; mais ils seront bientôt confrontés à des flux imprévisibles et à des pics de demande extrêmes (notamment au niveau du stockage).

Prof. Christa Sys : « À moyen et à long terme, les ports belges connaîtront eux aussi une baisse des activités. »

Et à plus long terme ?

Le paysage du transport maritime est voué à changer. On murmure de plus en plus qu’une perturbation prolongée de l’économie pourra pousser plusieurs industries, dont le transport maritime, à revoir leur dépendance excessive d’un seul pays ou d’un seul continent et à envisager de déplacer certaines activités hors de pays comme la Chine. La crise du coronavirus servira-t-elle de déclencheur ? Nous suivons les tendances de près pour vous.

Contact                             

Vous êtes actif dans le secteur maritime et vous cherchez un partenaire ou un interlocuteur d’expérience pour mener à bien vos projets ? Nos experts de Ports & Practice et du Business Centre Antwerpen-Haven-Waasland seront heureux de vous aider ! Complétez le formulaire de contact ici.

(Source : blog du Prof. Sys du 15 avril 2020)

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31.05.2021

Optimisez votre besoin en fonds de roulement grâce au factoring

Comment préserver la santé de votre fonds de roulement et faire preuve de la flexibilité financière requise ? Le factoring vous aide à financer vos besoins de liquidités de manière rapide et adaptée.

Conserver suffisamment de liquidités est essentiel pour financer votre besoins en fonds de roulement et assurer le bon fonctionnement de votre entreprise en toutes circonstances. Et c’est précisément ce qu’offre le factoring.Il s’agit d’une solution structurelle visant à optimiser votre besoin en fonds de roulement. En une demi-heure, la vidéo ci-dessous vous montre tout ce qu’il faut savoir sur le factoring.


Une solution sur mesure

En échange de la cession de vos factures à une société de factoring externe, vous pouvez compter sur un financement rapide et flexible, la perception de vos factures est suivie et vous vous protégez contre une faillite éventuelle de vos clients. Chaque solution de factoring est conçue sur mesure afin de répondre parfaitement aux besoins de votre entreprise. Le factoring convient également aux entreprises actives à l’échelle internationale. En Belgique, une entreprise sur six sous-traite actuellement sa facturation à une société de factoring externe, et l'on observe une tendance similaire dans d'autres pays européens.

Comment fonctionne le factoring ? De quelle manière cela vous facilite-t-il la vie ? Comment les prix sont-ils fixés ? Benoît Mélot, Area Manager Wallonie, et Stéphanie Liesens, Head of Sales South BNP Paribas Fortis Factor, répondent à ces questions dans la vidéo ci-dessus. Deux clients partagent également leur expérience.


Vous avez encore des questions ou souhaitez discuter de la manière dont le factoring peut vous aider ? N’hésitez pas à contacter votre chargé de relation ou à nous laisser vos coordonnées dans le formulaire de contact et nous vous recontacterons.
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27.04.2021

Deviendrez-vous l'Entreprise de l’Année® en 2021 ?

Succéderez-vous à I-Care en tant qu’Entreprise de l’Année® en 2021 ? Posez votre candidature avant la mi-mai et votre entreprise remportera peut-être ce prix prestigieux !

Le rendez-vous des entrepreneurs

Cette remise de prix annuelle, une initiative d’EY en collaboration avec De Tijd et BNP Paribas Fortis, en est déjà à sa 26e édition. L’année dernière, l’événement s’est déroulé en ligne par la force des choses. L’avantage, c’est qu’un large public a pu suivre la cérémonie en direct et voir I-Care proclamée Entreprise de l'Année® 2020 par le Premier ministre Alexander De Croo. David Clarinval a quant à lui remis le prix Scale-up de l'Année à Proxyclick. Nous connaîtrons les deux nouveaux lauréats lundi 6 décembre 2021.

Big picture & little picture

Cette année encore, la pandémie de coronavirus impacte la vie des entreprises. La nouvelle Entreprise de l’Année® et la Scale-up de l’Année seront sans aucun doute des entreprises qui, outre la croissance, l’innovation et la bonne gouvernance, ont également trouvé l’approche adéquate en termes de résilience. Dans son livre 'The Unstoppables', Bill Schley parle de « big picture » et de « little picture ». Parallèlement à leur activité principale et à l'aspect financier, les entrepreneurs fructueux gardent toujours à l’esprit « the little picture ». Il s'agit là du mécanisme émotionnel qui permet de gérer correctement les obstacles, les échecs et les risques.

Aux côtés des entrepreneurs

Didier Beauvois, Head of Corporate Banking, est fier que BNP Paribas Fortis soit un partenaire attitré de cet événement depuis ses débuts. « Outre la pandémie actuelle, les nouvelles technologies et la durabilité constituent de grands défis pour les entreprises en 2021. Les entreprises qui veulent rester pertinentes doivent être flexibles, créatives et se réinventer constamment. Notre mission consiste à les accompagner au mieux dans ce processus de transformation. Ce sont enfin les entrepreneurs qui donnent de l’oxygène à notre économie belge. C’est pourquoi nous les mettons chaque année à l’honneur et sommes ravis d’inviter les entreprises belges à déposer leur candidature. »

Pourquoi participer ?

En tant qu'entreprise, remporter le prix de l’Entreprise de l’Année® ou de la Scale-up de l’Année ne peut que vous profiter. Ces prix ont une forte portée, tant nationale qu’internationale, ce qui renforce considérablement la notoriété de votre entreprise. En tant que lauréat, mais aussi en tant que finaliste, cette remise de prix vous apporte une belle couverture médiatique et vous offre d’excellentes opportunités d’élargir votre réseau. En outre, une place en finale stimule énormément la motivation de tous les collaborateurs de votre entreprise.

N’attendez donc plus et envoyez votre candidature pour l’Entreprise de l’Année® 2021 ou la Scale-up de l’Année via le site d’EY avant la mi-mai ! Vous y trouverez toutes les informations sur les critères à respecter, la procédure de sélection et l’inscription. Les finalistes seront sélectionnés en juin.

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27.04.2021

Nos experts accompagnent la transition énergétique via la Fondation Solar Impulse

Deux spécialistes de notre banque font partie des meilleurs experts de cette fondation internationale qui rassemble des solutions rentables pour une transition plus rapide vers l’énergie durable.

La durabilité est une priorité de notre banque depuis des années. Ainsi, depuis 2017, nous sommes neutres en CO2, nous accompagnons les entreprises dans leur transition énergétique et nous soutenons les start-ups et les organisations actives dans les énergies renouvelables. Depuis sa création, la Fondation Solar Impulse peut dès lors compter sur le soutien du Groupe BNP Paribas.

Concilier écologie et économie

La Fondation Solar Impulse a été créée par le psychiatre et pionnier suisse Bertrand Piccard, qui consacre sa vie à démontrer les opportunités de développement durable. En 1999, il a été le premier à faire un tour du monde en ballon sans escale et en 2016, il a de nouveau effectué ce trajet avec un avion à énergie solaire. Depuis lors, Bertrand Piccard utilise sa popularité pour promouvoir les solutions capables de protéger l’environnement de manière rentable. L’objectif final ? Motiver les décideurs et les entreprises à fixer des objectifs environnementaux plus ambitieux et une meilleure politique énergétique, afin d’atteindre la neutralité en CO2.

1 000 solutions durables

Il y a quatre ans, la Fondation Solar Impulse a annoncé qu’elle recherchait 1 000 solutions durables dans le monde entier pour accélérer la transition énergétique. Ce portefeuille unique de solutions devrait alors devenir un élément essentiel de l'ensemble des décisions, débats et négociations politiques sur l’environnement. Concrètement, il s’agit de solutions que les entreprises ont mises (ou mettront) sur le marché et qui sont rentables d'un point de vue économique et réalisables sur le plan technologique, mais ne bénéficient pas encore de la visibilité qu’elles méritent.

Le cap des 1 000 solutions a été atteint le 13 avril 2021. Cependant, comme l’innovation ne s’arrête jamais, la Fondation continue d’ajouter des solutions.

L’expertise de notre banque

Afin de rassembler un maximum de solutions innovantes, la Fondation bénéficie de l’aide de nombreux partenaires et de la participation de plus de 300 experts d’entreprises du monde entier. Comme n’importe quelle entreprise peut présenter son produit sur le site web de la Fondation, ces experts doivent évaluer les solutions enregistrées objectivement et en détail sur 3 aspects : la rentabilité, l'impact environnemental et la faisabilité technique. Depuis quelques années, des collaborateurs de BNP Paribas Fortis se consacrent également à cette tâche.

L’un d’entre eux est Quentin Nerincx, Senior Advisor Cleantech de notre Sustainable Business Competence Centre, qui conseille les entreprises en vue d'un entrepreneuriat plus durable. « Je n’ai pas hésité à me porter candidat », explique Quentin avec enthousiasme. « C’est un projet passionnant qui poursuit un bel objectif ambitieux. Chaque mois, la Fondation m’envoie un dossier à analyser. Chaque solution est étudiée par deux experts différents. S'ils émettent tous deux un avis positif, la solution reçoit le label de la Fondation Solar Impulse. Cette caractéristique de qualité peut aider à accélérer la mise en place de la solution proposée (par exemple une nouvelle technologie ou un nouveau produit). »

Gunter Brems, Sustainability Expert Housing & Sourcing Services, prête également son expertise : « C’est un honneur de pouvoir participer à ce projet prestigieux. En 2020, j’ai évalué plusieurs dossiers et c’était une expérience enrichissante, pour partager des connaissances mais aussi pour en acquérir de nouvelles. C'est agréable de constater à quel point certaines entreprises sont innovantes face à un monde qui change, tout comme notre banque le fait, et comment nous cherchons ensemble des alternatives durables. » 

Aider nos entreprises clientes dans leur transition énergétique

« Ce projet est également intéressant pour mon travail de conseiller en durabilité à la banque, car je reste informé des nouvelles solutions développées dans le monde entier. J’étoffe ainsi mon expertise en permanence et je peux réfléchir avec les entreprises clientes à la recherche de solutions pour leur transition énergétique », ajoute Quentin.

À la fin de l’année dernière, Quentin a appris qu’il figurait dans le top 20 des experts qui apportent leur expertise à la Fondation Solar Impulse. Gunter fait même partie du top 10. Ce classement est principalement établi sur la base du nombre de solutions analysées et de la qualité des rapports. « Nous sommes ravis que notre contribution soit appréciée », déclarent les deux experts.

Guider les pouvoirs publics

Le recueil de plus de 1 000 solutions approuvées est disponible sur le site web de la Fondation Solar Impulse. Cet été, la Fondation publiera également un Solutions Guide qui permettra aux pouvoirs publics, aux entreprises et aux individus de trouver et de mettre en œuvre des solutions concrètes à grande échelle. Grâce à cet outil, chacun pourra trouver des solutions aux problèmes rencontrés dans des environnements géographiques, industriels ou financiers spécifiques en seulement trois clics.

En outre, la Fondation fournira aux différentes instances publiques un Cleanprint, une sorte de rapport et de plan pour les gouvernements et les entreprises afin d’atteindre leurs objectifs climatiques à l’aide des solutions rassemblées, conformément à l’accord de Paris sur le climat. Le rapport indiquera également où les instances publiques peuvent moderniser leurs cadres légaux pour l’introduction ambitieuse de ces solutions. Bertrand Piccard présentera le premier Cleanprint à la COP26 sur les changements climatiques de novembre 2021 à Glasgow.

Jean-Laurent Bonnafé, CEO de BNP Paribas : « Il n'y a pas d’avenir pour la société sans une transition énergétique réussie à long terme. Cette transformation ne peut être réalisée que collectivement et nécessite des solutions de service techniques et technologiques. En relevant le défi de sélectionner 1 000 solutions favorisant la protection de l’environnement tout en étant rentables, la Fondation Solar Impulse nous aide à atteindre ce but de manière très pratique et conformément aux objectifs de l'accord de Paris. »

« Voir que les chefs de gouvernement et autres décideurs donnent effectivement suite aux solutions rassemblées, ce sera la cerise sur le gâteau », concluent Quentin et Gunter.

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