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08.08.2016

Financement alternatif et Schuldschein. Facile, flexible, à la demande et discret…

Le Schuldschein a un atout très recherché ; sa discrétion. Toutes les entreprises n’aiment pas faire de publicité sur leurs transactions. C’est aussi un produit rapide, qui exige peu de documentation.

S’il est bien un atout que les entreprises allemandes apprécient depuis des siècles dans le Schuldschein, c’est sa discrétion. Les entreprises mid-cap ou familiales n’apprécient pas forcément que leurs transactions financières fassent la une. Un Schuldschein est un contrat de crédit conclu directement entre un emprunteur et un investisseur. Si l’entreprise désire en faire un coup d’éclat, c’est possible. Mais sur simple demande, le deal peut aussi se faire en toute discrétion.

Outre l’aspect privé, le Schuldschein possède bien d’autres atouts :

  • C’est un moyen efficace pour les entreprises de diversifier leur base d’investissement, en dehors de leur partenaire bancaire traditionnel.
  • Le Schuldschein permet aussi de solliciter le marché des capitaux sans passer par la lourdeur des procédures et des conditions de rating. Ce sont les investisseurs qui réalisent eux-mêmes leur analyse.
  • La documentation liée à une convention de Schuldschein est moins contraignante que celle d’un emprunt obligataire. Elle est souvent plus simple et sommaire. Une quinzaine de pages n’est certainement pas une exception, surtout pour un Schuldschein avec un profil de risques bas (par exemple pour un émetteur issu du secteur public).
  • Le Schuldschein est flexible : il peut être réalisé sur mesure pour des emprunts faciles, mais aussi pour des deals aux structures complexes. Le Schuldschein est capable de s’adapter aux instruments de financement existants au sein de l’entreprise et peut reprendre les garanties et les covenants.
  • La transaction peut se faire rapidement.
  • Il n’y a pas de volume minimal requis. Sur le marché des actions, ce montant minimum atteint facilement les 500 millions d’euros. Dans le cas du Schuldschein, on se situe plutôtentre 100 et 150 millions d’euros. Mais 50 ou 300 millions figurent évidemment aussi parmi les possibilités.
  • Grâce à sa flexibilité, le Schuldschein se compare aussi bien par rapport au marché des actions. Le montant peut éventuellement se répartir sur différentes échéances et devises. Et les durées courir, par exemple, en parallèle sur 3, 5, 7 et 10 ans. Dans ce cas, ces tranches doivent être refinancées tous les deux ans ce qui rend moins tributaire des conditions du marché à ce moment. C’est, enfin, une bonne réponse au problème du remboursement du crédit à l’échéance en un seul versement, d’application sur le marché des actions.

Prolongement des échéances

Ces dernières années, les échéances pour le Schuldschein sont en augmentation. En 2012, les échéances de moins de 3 ans représentent 17 % du marché et celles de plus de 7 ans, 19 %. En 2015, elles sont respectivement de 8 % et 34 %. La moyenne actuelle est de 6,6 ans.

(Sources : Thomson Reuters LPC)

Les investisseurs

Les investisseurs Schuldschein sont souvent des compagnies d’assurance, des fonds de pension et des institutions de crédit, plus particulièrement des banques d’épargne et des banques coopératives. Quels sont les aspects du Schuldschein qui les attirent ?

  • Le produit offre des spreads et des échéances que l’on ne retrouve pas sur le marché de la syndication de crédit.
  • Les montants moins élevés offrent un accès au marché à un plus grand nombre d’investisseurs.
  • Les investisseurs accèdent à des organisations et des entreprises qui ne sont pas actives sur le marché obligataire.
  • Grâce à la flexibilité du Schuldschein, tous les investisseurs peuvent s’y retrouver. Les institutionnels privilégient généralement des coupons fixes, par exemple avec des échéances plus longues, tandis que les banques commerciales préfèrent des échéances moyennes et un coupon à taux variable.

Le rôle de la banque

Souvent, une banque est désignée par l'émetteur pour se charger des paiements de l’emprunt. Le rôle de la banque dans ce scénario est qualifié d’« arranger », explique Raoul Heßling, expert Schuldschein de BNP Paribas :

« La banque conseille le client sur la structure du Schuldschein, les échéances, les types d’intérêt et le contenu de la documentation. En collaboration avec l’entreprise, nous préparons aussi le profil de l’émetteur et une présentation aux investisseurs potentiels. Nous mettons évidemment notre réseau à profit pour approcher les investisseurs. »

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08.08.2016

Schuldschein. Un produit financier d’exportation allemande

En 2015, l’Allemagne et l’Autriche font 85 % du marché du crédit Schuldschein. D’autres pays européens s’y intéressent, y compris la Belgique.

Schuldschein : le terme sonne incontestablement allemand. Chez nos voisins, ce produit existe depuis plusieurs décennies. Il y a quelques siècles déjà, certains précurseurs prouvaient son bien-fondé. Au départ, les émetteurs proviennent surtout des autorités, à tous les niveaux. L’État fédéral, les Bundesländer et les communes passent par ce biais pour financer leurs investissements. Les institutions de crédit utilisent le Schuldschein, entre autres, pour des programmes de refinancement.

Depuis peu, un nombre grandissant d’entreprises allemandes y font appel pour lever des fonds. Traditionnellement, il s’agit d’entreprises allemandes mid-cap qui ne sont pas cotées en Bourse. Ces dernières années, d’autres, plus grandes et cotées en Bourse, ont aussi recours au marché du Schuldschein.

En quoi consiste un Schuldschein ? Il s’agit d’un contrat de crédit conclu directement entre un émetteur de dette et un investisseur. La banque, elle, a pour fonction de structurer l’opération. L'émetteur émet des valeurs négociables qui représentent la créance en échange d’une somme d'argent empruntée à moyen ou long terme auprès d'un investisseur.

Quelles sont les principales différences avec les autres formes de financement par les marchés ?

  1. Schuldschein versus crédit dinvestissement classique Comparé à un crédit d’investissement classique, les créances d’une convention Schuldschein sont plus liquides. Tout comme les titres financiers, elles peuvent circuler entre différents investisseurs.
  2. Schuldschein versus syndication de crédit Contrairement aux syndications de crédit, les créanciers ne sont pas liés entre eux. La prise de décision ne nécessite donc pas la majorité.
  3. chuldschein versus emprunt obligataire Contrairement à un emprunt obligataire, le titre n’est pas réévalué chaque jour. La comptabilité est donc totalement différente.

Volume de Schuldschein corporate par pays

(Source : Thomson Reuters LPC)

Il y a encore quelques années, le Schuldschein était une exclusivité des pays germanophones. Aujourd’hui, ce sont toujours les entreprises allemandes et autrichiennes qui dominent le marché. En 2014, les allemandes représentent 69 % du volume. En 2015, ce chiffre passe même à 75 %. En 2014, les Schuldschein émis par des sociétés allemandes représentent quelque 8,3 milliards d’euros, et 15,2 en 2015. Les chiffres de l’année dernière sont quelque peu faussés par des grosses transactions, estime Raoul Heßling, expert Schuldschein chez BNP Paribas.

« 2015 est une année exceptionnelle avec trois transactions allemandes très importantes. Celles-ci représentent plus d’un cinquième du volume total. Mais il est fort possible que la part des autres pays européens grandisse plus rapidement que celle de l’Allemagne. En France par exemple, le système est déjà bien installé : nos voisins français représentent en 2014 et en 2015 respectivement 8 % et 7 % du marché. Sur ces deux années, la part des Pays-Bas évolue de 1 % à 2 %. La Belgique, elle, passe de 0 % à 1 %. La tendance générale est évidente : nous assistons à une internationalisation. Le Schuldschein demeure un phénomène spécifiquement européen. À terme, je le vois devenir l'équivalent européen du private placement aux États-Unis. »

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08.08.2016

Financement alternatif. Les niveaux inédits du Schuldschein. Explications

2015, une année record pour Schuldsein corporate : 20,2 milliards d’euros, soit 67 % de plus par rapport à 2014. 2016 promet encore mieux. Comment expliquer ce succès ?

Le marché des emprunts « Schuldscheindarlehen » aux entreprises privées connait une croissance substantielle ces dernières années. Croissance qui, suite à la crise financière, rencontre plusieurs turbulences, avec quelques pics remarquables. 2008 est une année record, son volume en est doublé, comparé à 2007. L’an passé, le résultat dépasse le record de 2008 avec 20,2 milliards d’euros. Les débuts 2016 sont également prometteurs. Raoul Heßling, expert Schuldschein chez BNP Paribas :

« Les prévisions du premier trimestre établissent un volume supérieur à 5 milliards d’euros, avec un savant mélange de grandes et de petites entreprises, tant en Allemagne qu’en dehors de ses frontières. Si la tendance se confirme, 2016 sera encore meilleure. »

Annual Corporate Schuldschein Volume and Deal Flow

(Sources : Thomson Reuters LPC)

La cause principale de ces années record réside dans la volatilité du marché obligataire. 2008 est une année difficile sur ce plan, l’économie est on ne peut plus nerveuse, c’est aussi l’année de la faillite de Lehman Brothers. Raoul Heßling :

« Le Schuldschein est un marché très stable qui ne souffre guère de ce type de volatilité. Normalement, le système est utilisé par des entreprises mid-cap non cotées en Bourse. Etant donné les circonstances difficiles en 2008 - durant toute une période, le marché obligatoire se retrouve à l’arrêt – certaines entreprises en font le constat, le Schuldschein représente une alternative valable. Parmi ces entreprises, citons BMW, Daimler, Siemens et Deutsche Telekom. Ceci en explique l’essor de 2008 : jusqu’à 19 milliards d’euros environ. »

En 2009, le pire de la crise est passé. Le marché obligataire est à nouveau attractif et le Schuldschein revient à un volume normal, avec ses utilisateurs traditionnels. De 2010 à mi 2014, le volume oscille autour des 10 milliards d’euros habituels. Ce sont surtout les entreprises mid-cap qui en font usage. Et puis arrive le pic de 2015. Raoul Heßling :

« 20 milliards d’euros, c’est une nouvelle année record. Plusieurs facteurs expliquent le phénomène. Tout d’abord, le Schuldschein est de plus en plus connu comme outil de financement, tant chez les émetteurs que chez les investisseurs. Et puis, l’année dernière est une année riche en fusions et acquisitions. Bon nombre d’entreprises voient dans le Schuldschein un moyen facile de lever des capitaux pour effectuer leurs opérations. Enfin, dans la deuxième moitié de l’année, nous avons à nouveau affaire à un marché obligataire très volatile. Des entreprises cotées en bourse se rabattent une nouvelle fois sur le marché du Schuldschein. ZF Friedrichshafen, un acteur d’envergure mondiale du secteur automobile, représente à lui seul une affaire record de 2,2 milliards d’euros, Daimler et Mann+Hummel pèsent chacun pour 1,1 milliard d’euros. »

En 2016, nous sommes sur la bonne voie pour égaler ou même dépasser 2015. Ces chiffres vont-ils devenir la nouvelle norme pour le Schuldschein ? Raoul Heßling se montre prudent : « Je ne me risque à aucune prévision. »

Les plus grandes affaires en 2015

Rank

Borrower

Industry

Deal Size (€)

1

ZF Friedrichshafen

Automotive

2,206,500,000

2=

Daimler

Automotive

1,100,000,000

2=

Mann+Hummel

Manufacturing

1,100,000,000

4

Steinhoff

Wholesale

650,000,000

5

Körber

Services

600,000,000

6=

Symrise

Chemicals

500,000,000

6=

Asklepios

Healthcare

500,000,000

8

Gerresheimer

Manufacturing

425,000,000

9

Hamburger Energienetze

Utilities

329,000,000

10

Orpea

Healthcare

310,500,000


(Sources : Thomson Reuters LPC)

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03.08.2020

Odoo : accompagner la croissance d'une entreprise qui casse les codes

Peu d'entreprises belges connaissent une croissance aussi fulgurante qu'Odoo, l'un des leaders mondiaux en logiciel de gestion de PME. "Nous avons besoin d'une banque aux reins solides", estime Fabien Pinckaers, CEO. "Nous comptons sur BNP Paribas Fortis pour accompagner notre développement." Regardez l'interview en vidéo.

En à peine une quinzaine d'années, Odoo est parvenue à se tailler une place de choix dans son secteur. Basée sur l'open source et présente sur plusieurs continents, cette jeune entreprise de Ramilies (Brabant wallon) occupe désormais plus de 1.000 personnes dans le monde. Et elle ne fait décidément rien comme les autres, y compris en matière bancaire.

 

BNP Paribas Fortis a récemment répondu à deux besoins essentiels liés à la croissance d'Odoo : la restructuration de son actionnariat et d'importants investissements immobiliers dans des fermes brabançonnes – une des marques de fabrique de l'entreprise, qui y concentre une grande partie de ses activités – ainsi que dans une grande extension à Louvain-la-Neuve.

Disruption

"Odoo fait partie de ces entreprises disruptives qui bousculent les codes à tous les niveaux. Elle nous pousse à réfléchir sur notre métier de banquier", raconte Jean-François Pierreux, chargé de relation. "C'est une entreprise positive, qui avance, qui voit grand, qui embauche. Et qui poursuit son impressionnante croissance malgré la crise sanitaire. C'est notre rôle de banquier de répondre de manière innovante à leurs besoins financiers, de leur offrir une véritable valeur ajoutée."

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31.07.2020

Du lisier et du fumier pour produire de l’électricité verte

BNP Paribas Fortis soutient Biolectric, une jeune entreprise en pleine croissance, qui produit et commercialise des unités de méthanisation destinées aux agriculteurs.

Construire un avenir meilleur et plus durable, c’est dans l’ADN de BNP Paribas Fortis. Quoi de plus logique donc que de soutenir Biolectric, une jeune entreprise belge au top de l’économie manufacturière durable. Créé à Temse en 2011, Biolectric permet aux agriculteurs de produire de l’électricité verte et du chauffage à partir de fumier et de lisier. Comment ? Grâce aux installations de biométhanisation qui génèrent du biogaz. Le résultat ? Le bilan énergétique de la ferme est positif et les émissions néfastes du méthane sont réduites de 70% ! Une solution avantageuse pour les agriculteurs mais également pour l’environnement.

Aujourd’hui en pleine croissance, Biolectric est soutenu par BNP Paribas Fortis depuis ses débuts comme l’explique Tom De Winter, Relationship Manager. « Notre relation s'est fortement renforcée à partir de 2017. Depuis lors, nous leur avons rendu visite à plusieurs reprises avec un expert de notre Sustainable Business Competence Centre (SBCC) afin de mieux comprendre leur technologie et de bien évaluer les performances techniques. Lorsque Philippe Jans, fondateur de la société, et la société d'investissement Ackermans & van Haaren (AvH) sont venus l'an dernier nous parler du développement d'un parc de 'fermenteurs' pour vendre de l'électricité aux fermiers de Belgique, des Pays-Bas et de France, nous avons su d'emblée que nous devions, en tant que banque, soutenir ce projet ». Plusieurs sources de financements, dont un crédit à impact durable (sustainable impact loan) ont ainsi été apportés par BNP Paribas Fortis.

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