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12.09.2018

Fonds de roulement. Bien plus qu’un simple terme de comptabilité

Le fonds de roulement, ou plus précisément le fonds de roulement net global, donne une indication sur la liquidité opérationnelle d’une entreprise. Et bien plus encore.

Mais qu’est-ce qui se cache derrière ce terme de comptabilité ? Un élément déterminant du succès d’une entreprise puisque celui-ci dépend en grande partie de la façon dont elle gère son besoin en fonds de roulement.

Différence entre fonds de roulement et besoin en fonds de roulement

En analyse financière, le fonds de roulement donne une indication sur la liquidité opérationnelle d’une entreprise. De celle-ci dépendent la gestion de l’entreprise mais aussi sa valeur et son accès au crédit bancaire. Le fonds de roulement se calcule comme suit :

Fonds propres et autres capitaux à long terme – actifs immobilisés

Si le résultat est positif, cela signifie que vous disposez de capitaux à long terme suffisants pour financer la chaîne de production. Si le résultat est négatif en revanche, c'est votre chaîne de production qui devra assurer le financement à long terme.

Dès lors, il devient également nécessaire de calculer votre besoin en fonds de roulement :

Actifs circulants (hors trésorerie) – passifs circulants (hors dettes financières)

Le résultat indiquera le montant dont votre entreprise a éventuellement besoin pour financer sa chaîne de production. Il peut être positif ou négatif :

  • Un résultat positif indique que les dettes commerciales de l'entreprise ne sont pas suffisantes pour couvrir ses actifs à court terme (hors actifs financiers). Elle pourra bien-sûr puiser dans son fonds de roulement. Mais si celui-ci s'avère insuffisant, elle aura besoin de ressources financières complémentaires à court terme pour financer son cycle d’exploitation.
  • Un résultat négatif indique que l’entreprise peut sans problèmes faire face à ses dettes à court terme. Il lui reste conseillé de (continuer à) réduire son besoin en fonds de roulement.

En bref, le fonds de roulement est un indicateur de la liquidité opérationnelle d’une entreprise, tandis que le besoin en fonds de roulement représente le montant dont une entreprise a besoin pour financer sa chaîne de production.

Cela revient à dire qu’une entreprise doit limiter autant que possible son besoin en fonds de roulement afin d’améliorer sa liquidité. Il s’agit là d’une nécessité vitale surtout en période économique difficile. Dans ce contexte, les clients ont en effet tendance à payer plus tard alors que vos stocks grossissent et que vos fournisseurs vous imposent des délais de paiement plus serrés. La part de fonds de roulement bloqué dans votre cycle d’exploitation ne fait que grossir alors même qu’il devient de plus en plus difficile de trouver des ressources financières complémentaires.

Conclusion

Optimaliser votre fonds de roulement ne doit pas seulement être une préoccupation à long terme. Vous pouvez, dès à présent, exploiter mieux ou davantage les liquidités se trouvant dans votre entreprise et plus précisément dans les processus d'achat, de production et de vente au sein même de votre cycle d'exploitation.

Votre fonds de roulement et votre besoin en fonds de roulement doivent être en parfaite adéquation. Structurellement, le besoin doit être inférieur au fonds de roulement et il est préférable de se ménager une certaine marge. En réalité, il n'existe toutefois aucune formule mathématique pour déterminer les montants idéaux. Ceux-ci dépendent notamment du secteur, de l'activité et du modèle d'entreprise.

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18.01.2016

Fonds de roulement et cycle d’exploitation

Le Cash Conversion Cycle est un excellent baromètre indiquant dans quelle mesure votre cycle d'exploitation accapare votre fonds de roulement. Il vous renseigne sur le nombre de jours pendant lesquels l’argent reste immobilisé dans votre processus d’exploitation.

Le calcul du Cash Conversion Cycle (CCC) se base sur :

  • le nombre de jours crédit-clients (DSO – Days Sales Outstanding) : le nombre moyen de jours pendant lesquels votre entreprise doit attendre le paiement après la livraison d’un produit ou d’un service ;
  • le nombre de jours de rotation des stocks (DIO – Days Inventory Outstanding) : en combien de jours en moyenne votre entreprise transforme ses stocks en ventes ;
  • le nombre de jours crédit-fournisseur (DPO – Days Payable Outstanding) : en combien de jours en moyenne votre entreprise parvient à payer ses fournisseurs.

Plus le cycle est court, moins longtemps le capital reste immobilisé dans le processus d’exploitation. Ce qui vous aide à faire face à vos obligations à court terme et à développer vos activités.

Schéma simplifié du CCC :

 

 

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18.01.2016

Vous voulez que ça roule ? Pensez fonds de roulement !

La notion de fonds de roulement est connue des chefs d'entreprise mais, souvent, le potentiel en reste sous exploité en dépit des profits tant financiers qu’ organisationnels.

La façon dont une entreprise aborde la question dépend évidemment de sa situation et de la branche dans laquelle elle travaille. En voici plusieurs conseils pratiques.

1. Analysez les processus opérationnels de votre entreprise

Première étape logique : analyser minutieusement votre besoin en fonds de roulement en étudiant ce qu'on appelle le cycle d'exploitation de votre entreprise ou, en anglais, son cash conversion cycle (CCC). Le but de l'exercice est de cartographier :

  • la gestion des paiements de vos clients
    Combien de temps faut-il pour que vos factures soient payées ? Pourquoi certaines factures restent-elles en souffrance ? Dans quelle mesure connaissez-vous la situation financière de vos clients ?
  • la gestion des paiements de vos fournisseurs
    De quel délai de paiement bénéficiez-vous ? Vous accorde-t-on une réduction lorsque vous payez rapidement ? Avez-vous recours au factoring ?
  • la gestion de votre production et de vos stocks
    Dans quelle mesure pouvez-vous réduire votre stock sans que la production n'en souffre ? Pouvez-vous raccourcir le délai de fabrication ? Vous diminueriez ainsi les en-cours de fabrication. Appliquez-vous la méthode du "just in time" (juste à temps) ou celle de l' "economic order quantity" (quantité optimale de commande) ?

L'étape suivante est d’identifier une marge de manœuvre potentielle, soit les points d’amélioration sur lesquels vous pourriez jouer pour raccourcir votre cycle d'exploitation (CCC). L'objectif est de réduire votre besoin en fonds de roulement et d'améliorer ainsi, en étant plus économe avec le capital disponible, le rendement de votre gestion.

2. Encaissez plus vite, encaissez mieux

Bien suivre vos débiteurs, c’est essentiel. Des mesures relativement mineures et évidentes à la fois peuvent produire de grands effets. Voici quelques pistes à suivre :

  • Veillez à la qualité de vos factures. Une bonne facture est une facture dont le montant est correct, où la date ultime de paiement est précisée et qui arrive à temps chez vos clients.
  • Facturez plus régulièrement mais des montants moins importants et évitez autant que possible les factures récapitulatives.
  • Ne restez pas passif, suivez de près les factures impayées et cherchez à savoir pourquoi elles ne sont pas honorées. Est-ce dû à la situation financière du client ou y a-t-il d'autres facteurs en cause ? Un désaccord sur le montant facturé, des problèmes à la livraison ou à la vente donnent souvent lieu à des retards de paiement ou à un impayé. En coordonnant mieux le volet administratif et la prestation de service, vous faites coup double : clients plus satisfaits et factures moins contestées.
  • Des solutions comme le factoring et la domiciliation de factures constituent des pistes particulièrement intéressantes. Vous encaissez vos factures plus rapidement sans mettre la pression sur vos clients ni sur les délais de paiement, deux points délicats dans une relation commerciale.

Se faire une idée claire de la situation
Sans une vue d'ensemble de vos comptes ici et à l'étranger ainsi que des paiements entrants et sortants, la gestion de votre fonds de roulement est presque mission impossible. Il vous faut donc des informations claires et disponibles en permanence, ainsi qu'un système de suivi. Pour vous aider, différentes solutions s'offrent à vous : banque à distance, accords avec vos partenaires financiers sur vos différents reportings, pilotage efficace de votre volet administratif et de votre comptabilité.

Autre piste intéressante, la centralisation de vos liquidités . Elle simplifie votre gestion et votre suivi. En plus, elle vous permet souvent d'optimaliser votre situation fiscale.

3. Exploitez votre crédit-fournisseur

Augmenter vos jours crédit-fournisseur en réglant systématiquement vos factures en retard semble être une opération bien anodine mais c'est tout le contraire. Car le fournisseur répercutera fort probablement ce retard de paiement sur le prix que vous paierez lors de vos livraisons suivantes. Il existe de meilleures solutions :

  • Voyez si vous pourriez payer plus vite et ce que vous y gagneriez ; dans la plupart des cas, un paiement rapide donne lieu à une belle ristourne.
  • Optez pour des solutions qui vous permettent de payer plus tard sans que votre fournisseur n’en ait à subir les conséquences. En recourant par exemple à des lignes de crédit ou au reverse factoring, il recevra via la banque une avance sur vos paiements.
  • Négociez avec votre fournisseur une prolongation de votre délai de paiement.

Se ménager une protection efficace
Optimiser votre fonds de roulement suppose entre autres de disposer rapidement de votre argent. Etre certain que vos clients paieront effectivement est encore un autre défi. Assurez-vous pour cela que votre entreprise inspire confiance à vos partenaires commerciaux. À cet effet, vous pouvez recourir au crédit documentaire sous ses différentes formes. En faisant intervenir des assureurs-crédits, vous vous couvrez de surcroît contre le risque d’impayés.

Il est un autre facteur important à considérer, surtout dans les opérations internationales, c’est le risque de change. Si vous savez quand vous serez payé, le montant exact que vous encaisserez variera encore selon le cours de change au moment du paiement. L'écart entre un cours de change favorable et un cours qui l'est moins peut avoir un effet non négligeable sur votre marge. Mieux vaut se couvrir contre d'éventuelles fluctuations.

4. Rentabilisez vos stocks au maximum

Ne sous-estimez pas non plus l'impact financier de votre gestion de stocks. Songeons aux factures qui restent en attente de paiement après une erreur ou un retard de livraison ou bien à un stock de produits trop important que vous aurez des difficultés à écouler. L'avantage de stocks importants est d'être toujours en mesure de livrer rapidement, mais cela bloque une grosse part de votre fonds de roulement. Quelques conseils :

  • Vérifiez régulièrement vos stocks et vos prix, de préférence à l'aide d'un logiciel comme Enterprise Resource Planning (ERP) ou une application Internet en lien direct vers les parties tierces.
  • Avec un système informatisé et automatisé de gestion de stocks, vous garderez une bonne vue d'ensemble de vos produits. Lesquels sont faciles ou lents à écouler ? Vous pourrez ainsi adapter vos stocks en conséquence.
  • Prenez constamment le pouls du marché pour pouvoir estimer correctement la demande et éviter ainsi des ruptures ou des surplus de stocks.
  • Vous pouvez aussi carrément changer d'optique et confier la gestion de vos stocks à une entreprise de logistique.
  • Ou financer vos stocks afin de pouvoir utiliser vos liquidités à d'autres fins.
  • Pensez aussi à vous couvrir contre les fluctuations du cours des matières premières pour assurer votre marge.

Exercice d'équilibre
Optimaliser votre fonds de roulement et, par conséquent, votre besoin en fonds de roulement est donc un exercice d'équilibre entre la gestion de vos débiteurs, la gestion de vos créanciers et la gestion de vos stocks. Un défi de taille, mais incontournable si vous voulez augmenter votre capacité financière et avoir une longueur d'avance sur vos concurrents. Le message est donc : rentabilisez votre fonds de roulement !

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31.07.2020

Du lisier et du fumier pour produire de l’électricité verte

BNP Paribas Fortis soutient Biolectric, une jeune entreprise en pleine croissance, qui produit et commercialise des unités de méthanisation destinées aux agriculteurs.

Construire un avenir meilleur et plus durable, c’est dans l’ADN de BNP Paribas Fortis. Quoi de plus logique donc que de soutenir Biolectric, une jeune entreprise belge au top de l’économie manufacturière durable. Créé à Temse en 2011, Biolectric permet aux agriculteurs de produire de l’électricité verte et du chauffage à partir de fumier et de lisier. Comment ? Grâce aux installations de biométhanisation qui génèrent du biogaz. Le résultat ? Le bilan énergétique de la ferme est positif et les émissions néfastes du méthane sont réduites de 70% ! Une solution avantageuse pour les agriculteurs mais également pour l’environnement.

Aujourd’hui en pleine croissance, Biolectric est soutenu par BNP Paribas Fortis depuis ses débuts comme l’explique Tom De Winter, Relationship Manager. « Notre relation s'est fortement renforcée à partir de 2017. Depuis lors, nous leur avons rendu visite à plusieurs reprises avec un expert de notre Sustainable Business Competence Centre (SBCC) afin de mieux comprendre leur technologie et de bien évaluer les performances techniques. Lorsque Philippe Jans, fondateur de la société, et la société d'investissement Ackermans & van Haaren (AvH) sont venus l'an dernier nous parler du développement d'un parc de 'fermenteurs' pour vendre de l'électricité aux fermiers de Belgique, des Pays-Bas et de France, nous avons su d'emblée que nous devions, en tant que banque, soutenir ce projet ». Plusieurs sources de financements, dont un crédit à impact durable (sustainable impact loan) ont ainsi été apportés par BNP Paribas Fortis.

Découvrez-en plus dans la vidéo

 
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08.06.2020

#TousEnsemble L'obligation d'État coronavirus rapporte 8 milliards € supplémentaires

La crise du coronavirus a forcé le Trésor public belge à émettre des titres de dette supplémentaires. En quelques jours à peine, BNP Paribas Fortis et quatre autres Primary Dealers ont lancé une nouvelle obligation d’État sur le marché des investisseurs institutionnels.

Les certificats du Trésor et les obligations d’État (dénommées OLO) constituent une source de financement importante pour l’État belge. Ils offrent aux investisseurs la possibilité de prêter de l’argent au pays en échange d’un taux d’intérêt périodique. Fin décembre 2019, le Trésor avait supposé qu’il devrait émettre des titres de créance à hauteur de 30 milliards d’euros en 2020. Cela se ferait par le biais d’une augmentation du nombre d’obligations existantes, et par deux nouvelles transactions en OLO.

Cependant, la crise du coronavirus a considérablement augmenté les besoins de financement de notre pays. C’est pour cette raison que l’Agence Fédérale de la Dette a décidé, fin mars, d’émettre des adjudications supplémentaires pour les OLO en circulation. Dans le même temps, l’Agence a cessé le rachat de certaines obligations et a relevé l’objectif d’émission pour les adjudications de certificats du Trésor.

De nouvelles OLO

L’émission d’une troisième nouvelle obligation d’État : OLO91 a constitué une mesure supplémentaire. « Il s’agit d’un emprunt à moyen terme », explique Jean Deboutte, directeur de l’Agence. « La date d’échéance est fixée au 22 octobre 2027. Avec un coupon de zéro pour cent, cette obligation est budgétairement neutre pour notre budget annuel. »

« Nous voulions mettre l’OLO91 le plus rapidement possible sur le marché. Nous y avons réussi en quelques jours à peine. Il s’agit de la plus grande émission d’OLO jamais réalisée : huit milliards d’euros. Nous avons ainsi attiré des investisseurs de 31 pays différents, et plus d’un cinquième du volume a été absorbé par des acheteurs non européens. Ce qui ne fait que confirmer la popularité à l’échelle mondiale des émissions d’obligations belges. »

Primary Dealer

Le lancement rapide de l’OLO91 a été rendu possible, entre autres, grâce à BNP Paribas Fortis. « En qualité de Primary Dealer, nous nous chargeons du placement et de la promotion des titres de créance auprès des investisseurs institutionnels », souligne Stefaan Van Langendonck, Director Debt Capital Markets. « Nous assurons également l’activité et générons la liquidité des OLO et des certificats de Trésorerie sur le marché secondaire. »

La Belgique compte douze Primary Dealers. Ils ont conclu un contrat avec le Trésor public sur la base d’un cahier des charges. « BNP Paribas Fortis peut se considérer, à juste titre, comme l’un des plus importants intermédiaires pour la dette publique belge », déclare Stefaan Van Langendonck. « Chaque année, nous nous classons invariablement parmi les trois Primary Dealers les plus actifs dans notre pays. Régulièrement, nous occupons même la première place. »

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