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28.08.2019

‘Scale-up de l’Année 2019’ : une sélection exceptionnelle !

CluePoints, EURA NOVA, proUnity et Qualifio sont en finale pour le titre de « Scale-up de l’Année 2019 ». Leurs points communs : elles sont jeunes, connaissent une croissance rapide et sont promises à un bel avenir.

Ces jeunes entreprises innovantes ont montré leur capacité à se développer rapidement et souvent au-delà de nos frontières. Leur sélection pour la 7e édition du prix ‘Scale-up de l’Année’ décerné par EY et ses partenaires L’Echo et BNP Paribas Fortis est amplement méritée.

Didier Beauvois, Head of Corporate Banking & Membre du comité Exécutif, BNP Paribas Fortis: « Notre pays regorge de jeunes entreprises talentueuses. Malheureusement, le succès arrivant, elles quittent la Belgique pour poursuivre leur développement ou vont chercher les investisseurs à l’étranger faute de pouvoir se financer localement. Or, ces start-up innovent, créent de l’emploi, stimulent la croissance économique de notre pays. Elles méritent notre soutien et notre reconnaissance. C’est pourquoi BNP Paribas Fortis soutient des initiatives telles que le Belgian Growth Fund  et investit dans des fonds de capital-risque qui permettent à ces jeunes entreprises de croître à l’international depuis la Belgique. Etre sélectionné et, mieux encore, sacré, ‘Scale-up de l’Année’ peut leur ouvrir de nouvelles portes. Je souhaite d’ores et déjà beaucoup de succès aux finalistes de cette année. »

Découvrez le portrait des 4 candidats retenus cette année :

CluePoints

Les puissants algorithmes statistiques de CluePoints passent au crible les essais cliniques et déterminent la qualité, l'exactitude et l'intégrité des données utilisées. Ils renforcent ainsi l'efficacité du travail des laboratoires en réduisant les erreurs et les risques. Ce système de surveillance globale fort de technologies statistiques intelligentes de pointe a déjà séduit le monde pharmaceutique.

EURA NOVA

A la fois centre de recherche, incubateur et société de consultance IT spécialisée dans la science des données et l’intelligence artificielle, EURAO NOVA accompagne depuis 2008 les start-up et les entreprises internationales dans leur transformation numérique. Elle propose tant du conseil en innovation, que du développement de solutions ou la mise à disposition d’experts. 

proUnity

Révolution digitale dans le secteur des ressources humaines, proUnity est une plateforme en pleine croissance qui propose quelque 10 000 profils d’indépendants à des sociétés, entreprises et services publics situés aussi bien en Wallonie et en Flandres qu’à Bruxelles. Elle vise 50 millions d’euros de chiffre d’affaires et atteindre ainsi son seuil de rentabilité en 2019.

Qualifio

Qualifio est une plateforme puissante, flexible et très simple d’utilisation qui permet de collecter des données et de créer de l’engagement grâce à des campagnes marketing interactives dans plus de 40 formats : quiz, jeux concours, jeux animés, galeries vidéo, etc. Avec un effectif de 50 personnes et des bureaux à Louvain-la-Neuve, Gand, Paris, Amsterdam et Madrid, Qualifio est l'un de ces ‘Logiciels en tant que Service’ dont la croissance est la plus rapide en Belgique.

Lire le communiqué de presse

Laquelle de ces entreprises prometteuses et en forte croissance séduira le jury de « Scale-up de l’Année 2019 » présidé par Katia De Paepe, CEO de Noukie’s ? Rendez-vous le lundi 7 octobre lors de la 24e cérémonie de « L'Entreprise de l'Année » à l'Auditorium 2000 (Brussels Expo) ou suivez-nous sur Twitter via #EDLA19.

Dans le nord du pays, Guardsquare, Intracto, Lansweeper et Silverfin sont les finalistes au prix « Scale-Up van het Jaar 2019 ». Le nom du  gagnant sera dévoilé le mardi 8 octobre.

En savoir plus sur l’évènement

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01.08.2019

Kazidomi, fidéliser pour rendre abordables les produits sains et naturels

Transformer le visiteur en client régulier : c'est le nerf de la guerre pour tout site d'e-commerce. Kazidomi, qui entend démocratiser le bio, a trouvé l'astuce. Explications de sa fondatrice Emna Everard.

Née dans une famille de médecins spécialisés en diététique, Emna Everard a toujours mis un point d'honneur à vivre et à manger sainement. Et à ne pas acheter n'importe quoi. "À 12 ans, je décortiquais déjà les étiquettes des emballages. Mon rêve était de réussir à ouvrir, un jour, un supermarché où on pourrait faire ses courses les yeux fermés, avec la certitude de n'acheter que des choses qui soient bonnes pour la santé" se souvient-elle.

Et puisqu'Emna Everard a l'entrepreneuriat dans le sang, c'est ce qu'elle a fait. Ou presque : en 2016, soit un peu avant la fin de ses études supérieures, elle a ouvert un site d'e-commerce : Kazidomi.

"Les produits sains et naturels sont plus chers que les autres ; c'est dommage, et je voulais donc essayer de les démocratiser", explique Emna. Comment ? Grâce à un système d'abonnement annuel : le client paie 100 euros et bénéficie en échange de réductions de 20 à 50 % sur l'ensemble des 3.000 produits alimentaires, cosmétiques ou d'entretien disponibles en ligne. Ce qui lui permet de rentabiliser rapidement son abonnement, et de faire des économies sur ses courses de produits sains tout au long de l'année.

Une marque reconnue

Et ça marche : Kazidomi, qui compte plus de 10.000 abonnés après deux ans et demi d'activité, affiche une croissance annuelle de 300% et jouit de la reconnaissance de ses pairs, dans tout l'écosystème. La preuve ? En voici deux…

La première, c'est que la start-up bruxelloise est devenue, début juillet, la huitième entreprise du pays à obtenir le prestigieux label 'B Corp', que convoitent – en vain, jusqu'ici – des géants comme  Danone et Nestlé. "En matière de durabilité, nous faisons énormément d'efforts. Notamment en collaborant au maximum avec des producteurs locaux ou, d'un point de vue logistique, en privilégiant les matériaux de récupération pour l'emballage des colis", explique Emna Everard. "Au-delà de ça, nous avons aussi lancé un programme interne, 'Share', qui comprend plusieurs initiatives ayant un impact positif sur l'environnement et/ou la société. C'est ainsi, par exemple, que nous offrons à nos clients les produits dont la date de péremption approche ou dont l'emballage est un peu abîmé, en les invitant à les offrir à leur tour à une tierce personne – de préférence aux plus démunis, en direct ou via une ASBL. Dans le cadre de 'Share', nous permettons aussi à nos employés de passer une journée par an dans une ONG, et nous recevons des écoles pour expliquer aux enfants ce que l'on fait, et pourquoi."

La deuxième preuve de la reconnaissance de Kazidomi, c'est qu'Emna Everard vient d'être élue 'Entrepreneur de l'année'.

"C'est un prix dont je suis très fière, évidemment, même s'il ne va rien changer à ma vie quotidienne. Je serais très heureuse, par contre, si cela pouvait inspirer les jeunes entrepreneurs de notre pays et les convaincre qu'il faut croire en ses idées et oser se lancer. Sans entrer dans le débat de l'entrepreneuriat féminin, ou dans un discours d'opposition des genres qui ne ferait qu'accentuer un clivage qui n'a pas lieu d'être. Tout le monde peut réussir, s'il s'en donne les moyens !", affirme Emna.

'Une banque dynamique et à l'écoute'

BNP Paribas Fortis est le banquier de la start-up bruxelloise, et lui a accordé trois crédits en l'espace de trois ans. Le dernier tout récemment, pour financer l'aménagement d'un entrepôt flambant neuf d'une superficie de 2.000 mètres carrés, à Vilvorde. Un soutien qui coulait de source, dans la mesure où les engagements de Kazidomi en matière de durabilité cadrent parfaitement avec la nouvelle stratégie de la banque. 

"Au moment de lancer mon entreprise, je suis d'abord allée voir la banque historique de mes parents", explique l'Entrepreneur de l'année 2019. "Mais j'ai vite senti que celle-ci avait des réticences à accorder un emprunt à une start-up. J'ai donc décidé de rencontrer la concurrence, et BNP Paribas Fortis s'est montré plus ouvert, plus dynamique. Nous avons intégré le programme Innovation Hub et notre chargé de relation, qui connaissait très bien le milieu des start-up, s'est montré immédiatement très à l'écoute. Et enthousiaste ! Il a cru en notre projet, l'a suivi de près, nous a conseillé de participer à une série d'événements afin de rencontrer d'autres acteurs de l'écosystème..."

"Honnêtement, nous lui devons beaucoup", poursuit Emna Everard. "Lorsque nous lui avons fait part de notre besoin très urgent d'acquérir un nouvel entrepôt, il a contacté un collègue de BNP Paribas Real Estate le jour-même. Et quelques heures plus tard nous avions une réponse détaillée avec les différents bâtiments disponibles à Bruxelles. En conclusion, s'il est vrai à mes yeux que le monde bancaire bouge souvent trop lentement, BNP Paribas Fortis est l'exception qui confirme la règle: tout est allé très vite."

EN SAVOIR PLUS

Basée à Bruxelles, Kazidomi réalise actuellement 65% de ses ventes en France et le reste en Belgique francophone. Son objectif, à moyen terme, est de se développer dans le Nord de notre pays, puis dans les pays limitrophes.
Site web: https://www.kazidomi.com/fr.

Comment transformer les contraintes de la transition énergétique en opportunité stratégique ? « Avec rigueur et pragmatisme », nous explique notre partenaire Climact.

«Nous accompagnons et conseillons les entreprises pour qu’elles deviennent plus matures sur les enjeux liés au réchauffement climatique. Et ça implique d’aborder un certain nombre d’obligations, comme le reporting sur la durabilité exigé par la directive européenne CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) », explique Jerome Meessen, Associate Partner chez Climact. « Nous veillons à ce qu’elles retirent une vraie valeur ajoutée de cet exercice, les plus tangibles étant une réduction de leurs dépenses énergétiques ou une meilleure résilience de leurs fournisseurs et clients vis-à-vis de la transition climatique. Et nous le faisons à la fois avec rigueur et pragmatisme. Rigueur, car nous nous basons sur des chiffres et utilisons des méthodes reconnues, comme le Greenhouse Gas Protocol pour le calcul de l’empreinte carbone, sans tomber dans les pièges du greenwashing. Et pragmatisme, parce que nous nous adaptons toujours à la réalité de l’entreprise. »

Un parcours en 5 étapes

Mais concrètement, comment Climact accompagne-t-il les entreprises et organisations publiques ?

Jerome Meessen : « Nous les aidons tout d’abord à bien comprendre les enjeux du changement climatique auxquelles elles sont ou vont être confrontées. Nous le faisons en dressant une cartographie des opportunités et des risques, par exemple celui d’inondation d’un site de production ou les conséquences d’un prix carbone élevé. Nous établissons dans la foulée le diagnostic de leur incidence actuelle, c’est-à-dire le bilan carbone de leurs activités. Nous passons ensuite à l’étape de la vision future, en fixant avec elles des objectifs de durabilité, en nous référant lorsque c’est pertinent aux standards internationaux des Science Based Targets. Puis nous les aidons à mettre sur pied un plan de transition bien concret et à l’appliquer sur le terrain, par exemple en leur permettant de définir le contenu et les détails d’un contrat d’achat d’énergie verte. Et enfin, nous les accompagnons pour communiquer sur leur engagement, et ce notamment en nous alignant avec les exigences de la CSRD. »

La CSRD, charge administrative ou opportunité stratégique ?

Entrée en vigueur cette année, la CSRD et ses impératifs de reporting sont un passage obligé pour de nombreuses entreprises. « L’ambition de la directive est de donner un maximum de transparence sur l’état de la transition durable des entreprises », précise Jerome Meessen. « Le reporting porte sur des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Ce tableau permet aussi aux acteurs extérieurs, en particulier ceux qui vont financer l’entreprise, d’avoir une vue objective du chemin accompli, de l’ambition climatique et de l’exposition aux risques du changement climatique.

« Cet exercice de reporting est une charge administrative significative pour les entreprises », enchaîne Jérémy Robinet, qui coordonne le partenariat avec BNP Paribas Fortis. « Il faut respecter une méthodologie et des standards précis, remplir des formulaires, fournir des indicateurs… Mais c’est aussi l’occasion d’élaborer une stratégie solide et fondée de transition qui sera bénéfique pour l’entreprise, y compris en termes de réputation. Grâce à notre accompagnement, les entreprises gagnent du temps. Elles ont la certitude que leur reporting respecte les contraintes réglementaires, et elles donnent de la valeur et du sens à leur démarche ESG. »

Climact, partenaire de BNP Paribas Fortis

Climact est l’un des partenaires sélectionnés par BNP Paribas Fortis pour accompagner ses entreprises clientes au-delà des seuls enjeux financiers. « A l’initiative du Relationship Manager de la banque, nous rencontrons les entreprises qui souhaitent avancer sur leur transition énergétique et durable, plus spécifiquement pour leur stratégie de décarbonation et pour dresser leur bilan carbone», explique Jérémy Robinet.

Gilles Roumain, Sustainibility Program Officer chez BNP Paribas Fortis et responsable du partenariat avec Climact : « La collaboration avec Climact nous permet d’apporter des solutions à nos clients pour les accompagner dans la décarbonation de leurs activités, mais aussi d’améliorer notre expertise pour ces questions de la décarbonation. Et en leur proposant cet accompagnement, c’est aussi notre propre empreinte carbone que nous réduisons. »

« Les entreprises que la banque met en contact avec nous viennent de tous les secteurs », poursuit Jérémy Robinet. « Elles présentent une certaine envergure, avec par exemple un chiffre d’affaires d’au moins 25 millions ou une supply chain complexe. Ce partenariat a déjà débouché sur une quinzaine de collaborations, dont celle avec le fabricant de portes de garage RE Panels.

Nous les avons dans un premier temps accompagnés pour établir un bilan carbone conforme aux obligations européennes de la CSRD.  La direction a ensuite vu un intérêt stratégique dans ce travail et nous a demandé d’effectuer d’autres analyses plus spécifiques, par produit et site de production. Cet exercice leur a permis d’identifier des best practices. RE Panels  a apprécié notre approche. Pour chaque objectif d’amélioration de l’empreinte carbone, nous avons chiffré le coût, le gain et le montant de l’investissement. Ils ont aussi salué la rigueur de l’alignement sur les standards internationaux, un élément essentiel pour éviter de tomber dans les travers du greenwashing. »

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12.06.2024

Nous devons avancer tous ensemble

La banque a diminué de 55% ses émissions de CO2 par équivalent temps plein, et ce depuis 2019. pour Sandra Wilikens, Chief Human Resources Officer, ça nécessite l’implication de tous.

Entre 2019 et 2022, BNP Paribas Fortis a réussi à réduire ses émissions de CO2 de 55%. Comment y êtes-vous parvenus ?

« Principalement en agissant sur l’efficacité énergétique de nos bâtiments, qui représentent environ 80% de nos émissions directes. Nous avons aussi optimisé notre patrimoine immobilier et fortement réduit les déplacements professionnels. Nous avons adopté une approche très structurée, qui implique tous les départements de la banque. Depuis 2012, notre Green Bank Platform rassemble tous les trois mois les responsables de chaque département. Ils y présentent leur plan d’action annuel et leurs initiatives propres. Nous faisons le point sur toute une série de KPI, notamment la consommation d’énergie et de papier, les déplacements professionnels, l’électrification du parc automobile ou encore la gestion des déchets. Parce que mesurer permet de mieux comprendre. »

Votre objectif était de réduire les émissions de 42,5% par rapport à 2012 avant la fin de l’année 2025. Cet objectif est atteint. Quelles sont vos autres ambitions ?

« Nous ne comptons pas ménager nos efforts d’ici 2025. Car il n’y a pas de temps à perdre si nous voulons atteindre la neutralité carbone en 2050. Notre nouveau siège de Montagne du Parc à Bruxelles est un bel exemple d’efficacité énergétique. Mais pour le reste de notre parc immobilier, il reste beaucoup à faire. Nous allons améliorer l’efficacité énergétique de nos différents sites régionaux, installer des panneaux solaires sur plus de 80 sites et généraliser l’éclairage LED dans nos bâtiments. Ces efforts devraient nous permettre de réduire nos émissions de CO2 de 7% supplémentaires. »

Où en êtes-vous dans l’électrification de votre parc automobile ?

« Nous faisons beaucoup d’efforts pour électrifier notre parc automobile, et je peux dire que nous avançons dans la bonne direction. Fin 2022, 30% de la flotte des véhicules d’entreprise en leasing était électrifiée, soit des voitures 100% électriques et hybrides rechargeables. Au 3e trimestre 2023, 95% des nouvelles commandes portait sur ce type de véhicules. La nouvelle fiscalité joue évidemment un rôle important dans cette évolution.

Mais pour les employeurs, les choses ne s’arrêtent pas là. Ils doivent composer avec un cadre fiscal très complexe, notamment pour le remboursement des frais d’électricité. Et pour une partie de nos collaborateurs, les choses ne sont pas non plus toujours simples, par exemple parce qu’ils ont difficilement accès à une borne de recharge. Je compte organiser cette année une table ronde sur la mobilité. Elle réunirait autorités, opérateurs, start-up et entreprises. Car nous devons avancer, et nous devons le faire ensemble. »

Comment impliquez-vous les collaborateurs et collaboratrices ?

« Il faut bien sûr beaucoup communiquer, expliquer ce qu’on fait et pourquoi on le fait. Au sein de la banque, nous pouvons aussi compter sur un réseau de plus de 220 EcoCoaches. Le compartiment durabilité de la CCT 90 est aussi un incitant intéressant. Tous les ans, nous nous nous fixons six objectifs concrets. Si trois d’entre eux sont atteints, l’ensemble du personnel bénéficie d’une prime en fin d’année. Jusqu’à présent, ça a toujours été le cas.

Et nous pouvons nous appuyer sur d’autres incitants. Grâce à notre Green Fuel Consumer Plan, nous récompensons les membres du personnel qui ont une voiture de société mais qui l’utilisent peu. Nous menons aussi de nombreuses actions pour favoriser la mobilité douce : marche, vélo et transports en commun. Le choix d’implanter nos sièges au cœur des villes a également un impact positif. Fin 2022, 79% des membres du personnel travaillant à Bruxelles empruntaient les transports en commun pour venir au bureau. En dehors des villes, ils sont 60%. »

Selon vous, dans quels autres domaines est-il urgent de prendre des mesures ?

« La pollution numérique est souvent sous-estimée. Il faut bien se rendre compte qu’envoyer 100 e-mails pollue autant que rouler 20 kilomètres en voiture. C’est pour ça que nous organisons chaque année une campagne interne pour sensibiliser nos collaborateurs et leur donner des conseils en vue de réduire leur empreinte digitale. Nettoyer régulièrement sa boîte e-mail, envoyer des liens plutôt que des fichiers, supprimer les fichiers obsolètes : ce sont de petits efforts, mais si nos 11.000 collègues intègrent ces nouveaux réflexes, l’impact peut être énorme. Chaque effort compte ! »

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10.06.2024

La facturation électronique entre entreprises désormais obligatoire

Le projet de loi qui veut introduire cette obligation dans notre pays est actuellement en discussion au parlement fédéral. Après l’approbation du projet, la « facturation électronique B2B » sera obligatoire dès le 1er janvier 2026. Nos experts expliquent pourquoi la Belgique veut introduire ces nouvelles règles, quelles sont les conséquences pour votre entreprise et comment nous pouvons encore mieux vous accompagner.

« Il s’agit d’une réglementation européenne qui sera transposée au niveau belge dès le 1er janvier 2026, explique Emmanuel Bairiot, Responsable Produit chez BNP Paribas Fortis. Elle concerne tout assujetti à la TVA dans le cadre de relations commerciales, soit le B2B, au niveau national. Cela concernera également les relations commerciales au-delà de nos frontières à l’horizon 2028-2030 : la transmission de facture sera harmonisée au niveau européen, aves les mêmes règles d’envoi, de réception et de contenu d’information. »

« Cette régulation européenne vise notamment à limiter la fraude fiscale, complète Emmanuel Bairiot.  De plus, les factures électroniques contiennent des données structurées très riches en informations pertinentes. C’est utile au niveau de la politique économique des États membres, qui peuvent ainsi prendre le pouls  du tissu entrepreneurial du pays et savoir comment s’adapter et fournir des aides. Cela peut également aider les entreprises dans leur cycle « order to cash », car ce processus dématérialisé est entièrement automatisé, ce qui permet aux entreprises de gagner en efficacité et de réduire le temps entre les différentes étapes comme l’envoi, la réception, l’encaissement... »

Pas une révolution mais une évolution

« La nouvelle réglementation n'est pas tant une révolution qu'une évolution, complète Frédéric Fontaine, Head of Transaction Banking chez BNP Paribas Fortis. Ce changement réglementaire sera facilité par les solutions comptables, les softwares, par les sociétés assurant l’émission de factures électroniques.

En tant que banque et société de factoring, nous nous devons d’être présents. Dès 2026, tous les assujettis à la TVA seront interconnectés de manière digitale pour l’envoi et la réception de leurs factures. La banque doit se glisser dans ce canal pour aider nos entreprises à payer et à être payées, et aussi financer des factures sortantes si nécessaire via le factoring. Cela fait partie de notre ADN digital. Nous guiderons nos clients et clientes depuis la création et tout au long du développement et de la croissance de ce processus. Nous serons présents. »

Quel impact pour les entreprises ?

« L’e-invoicing sera obligatoire à très court terme, souligne Emmanuel Bairiot. 2026, c’est demain. Nous recommandons à nos clients professionnels de se mettre en contact avec leur fournisseur de service de facturation, afin de voir comment ils abordent ce changement au niveau du logiciel de facturation. Sera-t-il conforme aux nouvelles règles ? En tant que client, dois-je faire quelque chose en plus ? »

« Il faut anticiper, poursuit-il. Les logiciels sont en train de s’adapter, donc les choses devraient se passer assez naturellement. Mais nos clients peuvent aussi se poser la question pour leurs relations commerciales hors frontières, à moyen terme. C’est aussi l’occasion de réfléchir à son propre processus de facturation. Faut-il réorganiser certains aspects ? »

Prêts à encore mieux vous accompagner

« En tant que banque numéro 1, nous sommes toujours au fait des évolutions, se réjouit Emmanuel Bairiot. Notre ambition est d’être de plus en plus performants digitalement et d’offrir des services à portée de main à nos clients et clientes, par exemple avec des outils tels qu’Easy Banking Business. En termes stratégiques, il est donc normal que nous nous intéressions à l’e-invoicing. De plus, nous bénéficions de l’expertise du Groupe, de sa vision sur l’invoicing au niveau international. Nous pourrons donc profiter de la position du Groupe et de notre expérience dans les canaux digitaux pour accompagner notre clientèle. »

En savoir plus ?

Écoutez l’épisode sur la facturation électronique B2B.

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